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	<title>Prix d&#8217;aide à la distribution Ciné+/GNCR &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Prix d&#8217;aide à la distribution Ciné+/GNCR &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>A FIDAI FILM</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 12:43:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au cours de l&#8217;été 1982, l&#8217;armée israélienne envahit Beyrouth, et profite de l&#8217;occasion pour s&#8217;emparer des archives du Centre de recherche palestinien. Ces archives contenaient nombre de documents historiques sur la Palestine, dont une riche collection de photographies et de films. Ces images ont été depuis re-nommées, ré-indexées selon la vision de leur nouveaux dépositaires, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de l&#8217;été 1982, l&#8217;armée israélienne envahit Beyrouth, et profite de l&#8217;occasion pour s&#8217;emparer des archives du Centre de recherche palestinien. Ces archives contenaient nombre de documents historiques sur la Palestine, dont une riche collection de photographies et de films. Ces images ont été depuis re-nommées, ré-indexées selon la vision de leur nouveaux dépositaires, le ministère de la défense israélien. Contre ces gestes de spoliation et d&#8217;appropriation (une séquence montre la violence tranquille de leurs auteurs), <em>A Fidai Film</em> propose un contre-récit à partir de cette perte, afin de restaurer les traces de l&#8217;histoire palestinienne pillée. Kamal Aljafari interroge à nouveaux frais ces images, ici exclusivement cinématographiques ou télévisuelles, et signale la complexité de leur statut comme de leur mode d&#8217;existence comme objet politique. Se déploie un double mouvement, celui de faire ressurgir ces images, parfois témoignages précieux restituant la vie, les combats du peuple palestinien, mais aussi celui de repenser le regard implicite de ceux qui les ont produites (la geste coloniale). Kamal Aljafari les malaxe, maltraite parfois, afin d&#8217;en faire sourdre l&#8217;idéologie sous-jacente, le regard exotisant comme les gestes de dépossession : biffer les commentaires des vainqueurs et occupants (du mandat britannique à aujourd&#8217;hui), ajouter, coloriser, retirer des textes surajoutés, modifier des sons, recombiner, monter. Geste de colère et de lutte en acte autant que de restitution d&#8217;une mémoire déformée ou effacée, <em>A Fidai Film</em> se revendique comme une forme de sabotage cinématographique, un <em>film combattant</em> comme l&#8217;indique sans équivoque le titre.</p>
<p>Nicolas Feodoroff</p>
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		<title>L&#8217;ÎLE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/lile-the-island/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 13:48:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux. Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux.</em></p>
<p>Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée sur la plage avec ses amis. Le lendemain, elle part à Montréal commencer une nouvelle vie. Sur cette trame minimale, Damien Manivel tisse une matière cinématographique inédite, qui emporte L’Île loin des attentes du genre coming of age. Après <em>Les Enfants d’Isadora</em> (2019) et <em>Magdala </em>(2022), c’est sa recherche d’accords singuliers entre cinéma et danse qu’il transporte ici en terre inconnue. Au lieu de réaliser le scénario en une fiction close et linéaire, le cinéaste a monté les rushes du travail de répétition avec ses jeunes comédien.ne.s. Deux lieux et deux moments du travail alternent : le studio de répétition, espace nu et abstrait où la troupe formée pour l’occasion cherche mouvements et rythmes, comme pour une pièce chorégraphique ; la plage, où le travail se précise, les scènes se dessinent dans le décor de la fiction. Ici et là, les gestes et les mots du cinéaste, présence discrète souvent hors-champ, parfois dedans, modèlent la matière en mouvement. Gestes, mots et scènes se répètent, le temps s’enroule sur lui-même tout en déroulant le fil du récit. Cette temporalité spiralée produit la sensation grisante d’osciller en permanence entre le dedans et le dehors, entre émotion et distanciation, entre la pure présence des comédiens au travail et l’épanouissement progressif des personnages qu’ils incarnent. C’est à la fois la fin (du jour, de l’été, d’un moment de leur vie) et le commencement (d’une œuvre collective, d’une forme, de la fiction). Si l’art du cinéma est celui des fins et des commencements, L’Île lui fait doublement honneur.</p>
<p>Cyril Neyrat</p>
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