





<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Mention spéciale | Prix Européen des Lycéens Fondation Vacances Bleues &#8211; FIDMarseille</title>
	<atom:link href="https://archives.fidmarseille.org/prix/mention-speciale-prix-europeen-des-lyceens-fondation-vacances-bleues/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://archives.fidmarseille.org</link>
	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Sep 2024 09:23:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.5</generator>

<image>
	<url>https://archives.fidmarseille.org/wp-content/uploads/2023/05/cropped-LOGO_FID_2023_NOIR-32x32.png</url>
	<title>Mention spéciale | Prix Européen des Lycéens Fondation Vacances Bleues &#8211; FIDMarseille</title>
	<link>https://archives.fidmarseille.org</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>FESTA MAJOR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/festa-major/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:15:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/?post_type=film&#038;p=70748</guid>

					<description><![CDATA[A Fillols comme dans de nombreux villages des campagnes françaises, quelques jours d’été par an, l’exode rural semble ne pas avoir eu lieu. Tout le monde faire retour pour la fête annuelle, pour soustraire ensemble quelques jours et nuits à l’ordinaire de l’existence. Le cinéma dit documentaire a beaucoup filmé ce genre de fête. Mais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A Fillols comme dans de nombreux villages des campagnes françaises, quelques jours d’été par an, l’exode rural semble ne pas avoir eu lieu. Tout le monde faire retour pour la fête annuelle, pour soustraire ensemble quelques jours et nuits à l’ordinaire de l’existence. Le cinéma dit documentaire a beaucoup filmé ce genre de fête. Mais là où la plupart des films se contentent de documenter, c’est-à-dire de courir en vain après la fête et son énergie, <em>Festa Major</em> en fait la matière d’une glorification de la vie. De la vie telle qu&#8217;elle passe sur des visages, dans des regards, des gestes, des éclats de voix, telle qu&#8217;elle constitue la beauté de chacun et la communauté de tous. « Je filme la vie qu’on essaie de vivre en la traversant comme on marche dans un rêve ». Ce programme, énoncé en ouverture, est celui de Jean-Baptiste Alazard depuis <em>La Buissonnière</em> (FID 2013). Le secret de sa réussite n’a pas changé : éclat des lumières naturelles, tranchant des cadres, vivacité du montage, musique des couleurs. Soit une poétique du 16 mm comme transfiguration de la réalité. Ce qui change ici, c’est l’ampleur de l’opération poétique, sa portée anthropologique et politique. « La vie se déroule et s’enroule » : tout, dans <em>Festa Major</em>, travaille à cette conversion de la ligne en cercle. La fête est cette conversion : mouvement giratoire de la danse, circularité des saisons, maintien et conservation de formes, de gestes, dans le passage des ans. <em>Festa Major</em>, film-fête, fait l’éloge du cycle, du retour : antique topos auquel l’aggravation de la tempête du progrès, l’accélération de la vitesse de destruction des formes de vie et d’amoncellement des ruines confère un sens toujours plus politique, paradoxalement révolutionnaire. Entre geste médiévale occitane (prosodie de troubadour, lumières et couleurs de vitraux) et reprise amoureusement parodique de Debord (son éloge mélancolique de l’amitié), <em>Festa Major</em> célèbre les noces du cinéma et de la vie. En pleine gloire.</p>
<p>Cyril Neyrat</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NAFURA</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/nafura/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 13:24:19 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/?post_type=film&#038;p=53791</guid>

					<description><![CDATA[Dans ce road movie nocturne, Paul Heintz poursuit son travail situé à la lisière du réel (Foyers, FID 2018), attaché à creuser les imaginaires, leurs vertus parfois ambivalentes, pour mieux défaire le pouvoir coercitif dont ils sont aussi parfois l&#8217;instrument. Nous voici avec trois amies, un chaud soir d’été quelque part en Arabie Saoudite. Une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce <em>road movie</em> nocturne, Paul Heintz poursuit son travail situé à la lisière du réel (<i>Foyers</i>, FID 2018), attaché à creuser les imaginaires, leurs vertus parfois ambivalentes, pour mieux défaire le pouvoir coercitif dont ils sont aussi parfois l&#8217;instrument. Nous voici avec trois amies, un chaud soir d’été quelque part en Arabie Saoudite. Une ville, et au loin, une monumentale fontaine, jet phallique s&#8217;il en est. Et alors que l&#8217;on devine au loin l&#8217;eau jaillissante, les trois jeunes femmes, pour tromper leur ennui, se lancent dans une joute verbale dont le terme <i>nafura</i> constitue le cœur. De cette histoire d&#8217;eau et de fabrication des imaginaires urbains et politiques, dans un pays où chacun sait combien elle est un bien précieux, comme un symbole de richesse et de pouvoir, Paul Heintz en retourne les effets. Explorant littéralement l&#8217;envers de ce décor, le film offre un récit autre, menant d&#8217;une fable politique à son contrepoint en forme de dérive nocturne, et ouvre ainsi à une réflexion sur le pouvoir et les interdits. <i>Nafura – </i>le film<i> –</i> met en mouvement les corps, met en œuvre les images, les voix, le langage, ses puissances d&#8217;inventions impertinentes comme sa force subversive. En filmant ces femmes avec les voix troublées et les visages altérés, faces lumineuses de leur présence irradiante et brûlées par leur invisibilité nécessaire, Paul Heintz manifeste par ce geste fort la puissance de leur liberté malgré la contrainte. Et <i>Nafura – </i>le mot – se déploie, contamine tout ce qui l&#8217;entoure, comme une contre-forme agissante, aussi joyeuse que corrosive.</p>
<p class="Standard">Nicolas Feodoroff</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ÎLE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/lile-the-island/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 13:48:37 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/?post_type=film&#038;p=53509</guid>

					<description><![CDATA[Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux. Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux.</em></p>
<p>Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée sur la plage avec ses amis. Le lendemain, elle part à Montréal commencer une nouvelle vie. Sur cette trame minimale, Damien Manivel tisse une matière cinématographique inédite, qui emporte L’Île loin des attentes du genre coming of age. Après <em>Les Enfants d’Isadora</em> (2019) et <em>Magdala </em>(2022), c’est sa recherche d’accords singuliers entre cinéma et danse qu’il transporte ici en terre inconnue. Au lieu de réaliser le scénario en une fiction close et linéaire, le cinéaste a monté les rushes du travail de répétition avec ses jeunes comédien.ne.s. Deux lieux et deux moments du travail alternent : le studio de répétition, espace nu et abstrait où la troupe formée pour l’occasion cherche mouvements et rythmes, comme pour une pièce chorégraphique ; la plage, où le travail se précise, les scènes se dessinent dans le décor de la fiction. Ici et là, les gestes et les mots du cinéaste, présence discrète souvent hors-champ, parfois dedans, modèlent la matière en mouvement. Gestes, mots et scènes se répètent, le temps s’enroule sur lui-même tout en déroulant le fil du récit. Cette temporalité spiralée produit la sensation grisante d’osciller en permanence entre le dedans et le dehors, entre émotion et distanciation, entre la pure présence des comédiens au travail et l’épanouissement progressif des personnages qu’ils incarnent. C’est à la fois la fin (du jour, de l’été, d’un moment de leur vie) et le commencement (d’une œuvre collective, d’une forme, de la fiction). Si l’art du cinéma est celui des fins et des commencements, L’Île lui fait doublement honneur.</p>
<p>Cyril Neyrat</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
