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	<title>Mention spéciale | Prix du Centre National des Arts Plastiques &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Mention spéciale | Prix du Centre National des Arts Plastiques &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>LE SENTIER DES ASPHODÈLES</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/le-sentier-des-asphodeles-the-trail-of-the-asphodels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 14:16:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une carte se dessine par bribes à l’écran : celle du « sentier des asphodèles », une boucle de randonnée quelque part en Bretagne. Le temps d’un film, l’apiculteur Jean et le chien Léon parcourent le chemin en entier, la caméra dans leur sillage. Dès ses premiers pas, Jean se lance dans un soliloque follement inspiré, glose mi-mystique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Une carte se dessine par bribes à l’écran : celle du « sentier des asphodèles », une boucle de randonnée quelque part en Bretagne. Le temps d’un film, l’apiculteur Jean et le chien Léon parcourent le chemin en entier, la caméra dans leur sillage. Dès ses premiers pas, Jean se lance dans un soliloque follement inspiré, glose mi-mystique mi-burlesque de la démarche même du cinéaste : une exploration hirsute et foisonnante du territoire traversé par le chemin. Loin de se contenter de suivre le tracé linéaire, le récit multiplie les embardées, les haltes et les dérives, dans l’espace et dans le temps. Maxime Martinot et ses complices à l’image inventent une caméra animale, aussi furtive et aux aguets que Léon allant et venant de part et d’autre du chemin. Fragile beauté d’une image qui ne cherche à rien saisir mais se laisse séduire, attraper par tout ce qui passe. La marche suscite des rencontres, fortuites (un lièvre, des promeneurs) ou organisées (des éleveurs d’âne – au hasard). Le montage, impressionnant de vivacité syncopée, creuse des brèches dans l’épaisseur temporelle : Jean entend des voix lui parler breton, l’arrivée dans une ferme fait surgir des éclats d’archive familiale. D’une trouvaille à l’autre, Jean finit par devenir une version plus âgée de lui-même, qui lui prédit son avenir. Sans perdre de sa lumineuse légèreté, </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Sentier des asphodèles</span></i><span style="font-weight: 400;"> s’ouvre alors à l’horizon plus sombre du désastre écologique – disparition des abeilles et des derniers talus. Tout s’autoriser tout en suivant un chemin : c’est une idée de la vie et de l’habitation du monde qui prend corps le temps d’une promenade sur celui des asphodèles. Le territoire est beaucoup, beaucoup plus vaste que la carte. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cyril Neyrat</span></p>
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		<title>A WOMAN ESCAPES</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/a-woman-escapes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 09:07:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Cette histoire est véritable. Je la donne comme elle est, avec ornements. ». Cette phrase, clé de voute d’A Woman Escapes, est signée Audrey Benac et détourne la célèbre phrase d’ouverture d’Un condamné à mort s’est échappé (A Man Escaped) de Robert Bresson. Alter ego de Sofia Bohdanowicz, esseulée et endeuillée, Audrey erre dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Cette histoire est véritable. Je la donne comme elle est, avec ornements. ». Cette phrase, clé de voute d’<em>A Woman Escapes</em>, est signée Audrey Benac et détourne la célèbre phrase d’ouverture d’<em>Un condamné à mort s’est échappé</em> (A Man Escaped) de Robert Bresson. Alter ego de Sofia Bohdanowicz, esseulée et endeuillée, Audrey erre dans l’appartement parisien de son amie Juliane, récemment décédée. Sur des vues d’Istanbul, la voix grave de Burak évoque un colis reçu par erreur, destiné à Audrey/Sofia, envoyé par un certain Blake : une petite caméra 3D. Des images de la jeune femme dans un bus filant à travers le paysage marquent alors le début, non seulement d’une correspondance, mais d’un film qui fait de la circulation – des images, des sons, des rêves – son moteur. Les voix des trois personnages se mêlent à l’entrelacs de vues stéréoscopiques, de grains de pellicule 16 mm et d’images 4K, dans un échange articulé selon le motif du tressage – à l’image de la hallah cuisinée par Audrey. Comme annoncé en ouverture, <em>A Woman Escapes</em> délaisse l’austérité bressonienne et assume pleinement les ornements de sa fiction – détours et artifices, profusion des images et des couleurs. Citation et remploi sont les logiques de mise scène de ce film palimpseste, comme semble l’illustrer la première lettre envoyée par Blake à Audrey, qui décrit <em>Zen for Film</em> de Nam June Paik, œuvre en constante réinvention à mesure des altérations et des accumulations de poussière sur une pellicule vierge. Des cartons qui vont du bleu au rouge (couleurs des lunettes 3D) en passant par toute une gamme de magentas, des premières images montrant les gestes de Juliane aux dernières, où ces mêmes gestes sont répétés par Audrey, <em>A Woman Escapes</em> dessine une trajectoire qui semble faire du cinéma un manifeste pour une guérison.<br />
(Louise Martin Papasian)<span style="color: transparent;">Sofia Bohdanowicz Burak Çevik Blake Williams</span></p>
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		<title>ARTICLE 15</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/article-15/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 14:49:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour Marie Reinert, experte ès art de l’infiltration – terme par ailleurs dénommant un de ses projets au long cours &#8211; les gestes et la geste du travail, le corps comme outil, l’économie comme système, sont sa matière première. Ici, l’espace investi est l’économie informelle de Kinshasa, sondée par l’entremise des artistes Chris Shongo, Junior [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="">Pour Marie Reinert, experte ès art de l’infiltration – terme par ailleurs dénommant un de ses projets au long cours &#8211; les gestes et la geste du travail, le corps comme outil, l’économie comme système, sont sa matière première. Ici, l’espace investi est l’économie informelle de Kinshasa, sondée par l’entremise des artistes Chris Shongo, Junior Mwunzi, Jerry Lelo, Francis Longwa, Magloire Mpaka, Olikas Ngongo et Margot Oto, groupe baptisé pour l’occasion Système K, qui signifie que tout  se négocie à Kinshasa. Un téléphone, augmenté d’un manche bricolé pour l’occasion, passant de mains en mains, en sera le sésame. Démarre une plongée haletante, entrainée par une caméra rivée au corps de chacun, qui en épouse les mouvements, décentrant l’attention et les points de vue et enregistre selon la logique des gestes et des déplacements. Et dont le rythme, délégué à ces corps au travail, se développe au hasard des transmissions : soubresauts depuis la pelle d’un maçon, virevoltes produites par un coiffeur affairé à sa coupe, travelling depuis la moto d’un livreur, sol perçu depuis des chaussures que l’on cire ou encore écrans entrevus dans un cybercafé. Une immersion épique dans la mégapole, manière de coupe chirurgicale dévoilant les entrailles et la pulsation d’un organisme en perpétuelle activité, et nous comme happés dans sa vivacité et le flux des échanges, à l’instar de ces billets maintes fois entr’aperçus. Une traversée permise par ce geste collectif et collaboratif dont le protocole initial permet de tramer un réseau aussi serré qu’imprévisible, et qui absorbe jusqu’au travail du film, se retournant sur lui-même, comme le signale son générique d’anthologie. Une journée type se déployant comme un immense bas-relief du travail au quotidien nécessité par l’Article 15, article imaginaire de la constitution de RDC, renvoyant à la débrouille.</p>
<p class="">(Nicolas Feodoroff)</p>
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