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	<title>Mention spéciale | Grand Prix de la Compétition Française &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Mention spéciale | Grand Prix de la Compétition Française &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>L&#8217;ÎLE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 13:48:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux. Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rosa et sa bande ont décidé de passer la nuit sur « l&#8217;île », un bout de plage devenu leur royaume. C&#8217;est la dernière soirée de l&#8217;été, celui de nos dix-huit ans, le temps de tout vivre, le temps des adieux.</em></p>
<p>Fin de l’été, quelque part en Bretagne. Rosa, la vingtaine, passe une dernière soirée sur la plage avec ses amis. Le lendemain, elle part à Montréal commencer une nouvelle vie. Sur cette trame minimale, Damien Manivel tisse une matière cinématographique inédite, qui emporte L’Île loin des attentes du genre coming of age. Après <em>Les Enfants d’Isadora</em> (2019) et <em>Magdala </em>(2022), c’est sa recherche d’accords singuliers entre cinéma et danse qu’il transporte ici en terre inconnue. Au lieu de réaliser le scénario en une fiction close et linéaire, le cinéaste a monté les rushes du travail de répétition avec ses jeunes comédien.ne.s. Deux lieux et deux moments du travail alternent : le studio de répétition, espace nu et abstrait où la troupe formée pour l’occasion cherche mouvements et rythmes, comme pour une pièce chorégraphique ; la plage, où le travail se précise, les scènes se dessinent dans le décor de la fiction. Ici et là, les gestes et les mots du cinéaste, présence discrète souvent hors-champ, parfois dedans, modèlent la matière en mouvement. Gestes, mots et scènes se répètent, le temps s’enroule sur lui-même tout en déroulant le fil du récit. Cette temporalité spiralée produit la sensation grisante d’osciller en permanence entre le dedans et le dehors, entre émotion et distanciation, entre la pure présence des comédiens au travail et l’épanouissement progressif des personnages qu’ils incarnent. C’est à la fois la fin (du jour, de l’été, d’un moment de leur vie) et le commencement (d’une œuvre collective, d’une forme, de la fiction). Si l’art du cinéma est celui des fins et des commencements, L’Île lui fait doublement honneur.</p>
<p>Cyril Neyrat</p>
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		<title>Albertine a disparu</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/albertine-a-disparu-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 08:41:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’ Albertine, c’est bien sûr celle de Proust, d’Albertine Disparue – sixième tome de la Recherche, nommé parfois La Fugitive. L’adaptation littéraire est toujours un jeu risqué. S’attaquer au monument Proust encore plus. Qu’à cela ne tienne, Véronique Aubouy s’autorise bien des entorses : si nous restons en Normandie, le récit sera bref, situé de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="">L’ Albertine, c’est bien sûr celle de Proust, d’<em>Albertine Disparue</em> – sixième tome de la <em>Recherche</em>, nommé parfois <em>La Fugitive</em>. L’adaptation littéraire est toujours un jeu risqué. S’attaquer au monument Proust encore plus. Qu’à cela ne tienne, Véronique Aubouy s’autorise bien des entorses : si nous restons en Normandie, le récit sera bref, situé de nos jours, et, surprise, la plupart du temps dans une caserne de pompiers. Là apparaît tout l’enjeu : se défaire de tout révérence et saisir Proust, aujourd’hui. La figure du narrateur ? Un pompier vieillissant, Jean, emplissant la vie de la caserne, au demeurant quelque peu assoupie, de son chagrin, de ses interrogations et<br />
de sa souffrance amoureuse. Au-delà du clin d’oeil à la flamme amoureuse et aux braises de la souffrance, s’ouvre la possibilité d’incarner toute l’épaisseur de ces situations que l’on croit parfois enfermées dans un passé révolu. Dialogues et situations empruntés au roman voisinent avec quelques bribes de conversations comme saisies au vol de la vie de la caserne. Mais sans naturalisme : atmosphère ouatée à la douceur mélancolique, voix sans éclats, jeu presque immobile des personnages, phrasés tout en subtilité ne cherchent pas à effacer le geste de lecture, que l’on sent affleurer. Du texte aux corps, ici des pompiers, là d’adolescentes dans une rue commerçante de province, s’instaure alors une sorte de lecture avec des images, l’espace d’une possible actualisation des mots dans un entre-deux, écho fantomatique du livre, de sa petite musique intérieure, qui hante le film comme Albertine la caserne et l’esprit de Jean. (NF)</p>
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