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	<title>Grand Prix | Compétition Internationale &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Grand Prix | Compétition Internationale &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>bluish</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/bluish/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:43:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec Beatrix (FID 2021), leur premier long métrage, Milena Czernovsky et Lilith Kraxner avaient déjà démontré la subtilité de leur art du portrait, par l&#8217;attention qu&#8217;elles accordaient aux gestes les plus ténus, aux manières d&#8217;être, d&#8217;habiter un espace, un lieu. Dans ce second long métrage, elle portent notre attention sur deux jeunes femmes, Errol et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <em>Beatrix</em> (FID 2021), leur premier long métrage, Milena Czernovsky et Lilith Kraxner avaient déjà démontré la subtilité de leur art du portrait, par l&#8217;attention qu&#8217;elles accordaient aux gestes les plus ténus, aux manières d&#8217;être, d&#8217;habiter un espace, un lieu. Dans ce second long métrage, elle portent notre attention sur deux jeunes femmes, Errol et Sacha, la vingtaine. D&#8217;elles on saura peu. Le film, ancré dans leur quotidien, mène de situations en situations, juste esquissées, perçues par fragments, sans événements saillants, semblant appartenir à l&#8217;ordinaire d&#8217;une vie apparement sans histoire. « Es-tu folle, es-tu normale, es-tu faible ? » questionne en forme de prologue le magnifique trio de femmes âgées qui ponctue le film à la manière d&#8217;un choeur antique, offrant son commentaire. De gestes en situations laissées en suspens, par un montage en ellipses, <em>bluish</em> laisse entrevoir comme en pointillé leurs mouvements intérieurs, montrant chacune de nos deux protagonistes face à leurs propres hésitations, à leur propre énigme. Grandir ? Devenir adulte, trouver une place où être soi. Et se faire son image de soi. Un moment de la vie, baigné par le bleuté du titre : celui de la ville en hiver, celui du monde virtuel qui scande le film comme en écho à leurs questions. Celui aussi de leur sentiment, de cette atmosphère toute en nuance dans laquelle baigne le film.</p>
<p>Nicolas Feodoroff</p>
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		<title>BACKGROUND</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/background/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 12:31:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Khaled Abdulwahed vit en Allemagne, réfugié. Son père est en Syrie, condamné à y rester. Ironie de l&#8217;Histoire, il était lui-même étudiant en RDA dans le cadre d&#8217;un échange universitaire il y a près de 60 ans. A partir de photographies de cette période, le cinéaste entreprend un travail méticuleux de manipulation des images pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Khaled Abdulwahed vit en Allemagne, réfugié. Son père est en Syrie, condamné à y rester. Ironie de l&#8217;Histoire, il était lui-même étudiant en RDA dans le cadre d&#8217;un échange universitaire il y a près de 60 ans. A partir de photographies de cette période, le cinéaste entreprend un travail méticuleux de manipulation des images pour réintroduire le visage de son père, alors ouvert aux promesses de l&#8217;avenir, dans le champ de prises de vue d&#8217;une Allemagne opulente et solennelle. Le film enregistre chaque étape de ce geste délicat, doublé de la quête des quelques preuves de sa présence passée. Le fils revient sur les pas du père, de Dresde à Mersebourg, guidé par sa voix lointaine et grésillante. Cette dernière laisse affluer les souvenirs d&#8217;un monde antérieur dans le fil d&#8217;une conversation téléphonique trouée de silences poignants et d&#8217;interruptions, d&#8217;où sourd l&#8217;inquiétude d&#8217;une définitive séparation. L&#8217;ambition entêtée du manipulateur est à la fois simple et puissante : opérer à partir de l&#8217;intime un montage historique pour inventer une archive manquante qui corrigerait l&#8217;absence. Le détourage du corps de son père sur un simple logiciel de retouche photo rappelle alors le geste du couturier : une retouche qui le réintègre dans le tissu de l&#8217;Histoire, en avant plan. Dans <em>Backyard</em> (FID 2018), la manipulation de l&#8217;image photographique conjurait la perte. Ici elle semble plutôt conjurer le sort, inverser le mouvement qui a vu les frontières se fermer et faire des étudiants des demandeurs d&#8217;asile dont on cherche la trace pour témoigner qu&#8217;il en a été autrement.</p>
<p>Claire Lasolle</p>
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		<title>THE UNSTABLE OBJECT II</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/the-unstable-object-ii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 12:41:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Soient trois lieux. 1. Un atelier situé en Allemagne où l’on suit la fabrication d’une prothèse de la main. 2. Un atelier de confection de ganterie traditionnelle à Millau, dans le sud de la France. 3. Une usine de jeans à Istanbul, production industrielle à grande échelle. Trois espaces de travail qui se succèdent, mais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Soient trois lieux. 1. Un atelier situé en Allemagne où l’on suit la fabrication d’une prothèse de la main. 2. Un atelier de confection de ganterie traditionnelle à Millau, dans le sud de la France. 3. Une usine de jeans à Istanbul, production industrielle à grande échelle. Trois espaces de travail qui se succèdent, mais une manière et un objet communs : les rapports entre main et machine, travail et matière, observés avec patience et rigueur. Des relations et des gestes que Daniel Eisenberg s’emploie à scruter méticuleusement, attentif à chaque action que cela engage et au temps nécessaire à chaque opération, du commencement aux formes achevées. Eisenberg poursuit ici le projet engagé dans son précédent volet, <em>The Unstable object</em> (FID 2011), où il confrontait, par triangulation déjà, le travail dans une usine automobile high tech à Dresde, puis dans un atelier désuet de réparation d’horlogerie à Chicago, enfin dans une fabrique de cymbales à Istanbul. Ici, place est faite aux mains, au corps, à l’image, d’un lieu de production à l’autre : corps reconstitués, corps modelés, corps habillés. Au corps social aussi, que ce soient les corps collectifs au travail ou leurs images façonnées par les objets dont on suit la fabrication. La patience d’une caméra attentive et le rythme fascinant de cette chorégraphie permettent aux gestes de se déployer. La géographie des modes de production engage aussi l’histoire qu’elle sous-tend, comme celle de la mondialisation des échanges. Et, crucial ici, au temps de la production des objets eux-mêmes semble répondre celui du spectateur face au déploiement du film, comme un écho entre regards absorbés, les leurs comme les nôtres. Un beau travail du regard et de la pensée en acte sur le travail, objet bien instable. (Nicolas Feodoroff)<span style="color: transparent;">Daniel Eisenberg</span></p>
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		<title>HARUHARASAN NO UTAHARUHARA SAN’S RECORDER</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/haruharasan-no-uta-haruhara-sans-recorder/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 14:38:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une jeune femme prend possession d’un appartement et salue sur son seuil le précédent locataire qui choisit de partir sans laisser d’adresse. Cette jeune femme entre ainsi dans le film pour l’habiter en continu, puisque c’est elle que l’on ne va cesser de suivre, présente dans chaque séquence, et magnifiquement interprétée par Chika Araki, stupéfiante [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une jeune femme prend possession d’un appartement et salue sur son seuil le précédent locataire qui choisit de partir sans laisser d’adresse. Cette jeune femme entre ainsi dans le film pour l’habiter en continu, puisque c’est elle que l’on ne va cesser de suivre, présente dans chaque séquence,<br />
et magnifiquement interprétée par Chika Araki, stupéfiante de subtilité, de mobilité et de précision. Et pourtant, de son personnage, on ne saura que très peu : Kyoshi Sugita est manifestement davantage intéressé par la poésie que par le roman. Inspiré en effet par un <em>tanka</em> d’un célèbre poète japonais, Higashi Naoko, voilà, comme si rarement, un film qui délaisse la paresse et la fatigue des intrigues pour progresser par épiphanies successives. À quoi tient cette faculté de construire, par jet continu, des scènes qui sont à chaque fois de discrètes déflagrations ? Nulle recette ici, c’est l’organisation de surprises à chaque fois différentes qui autorise l’alternance de temps délibérément<br />
hétérogènes : goûters, déjeuners, moments de rêveries, sommeil, errances dans la ville (plusieurs personnages cherchent en effet leur chemin…), brusquerie d’une séquence de peinture à même le sol à l’énergie saisissante jusqu’à un morceau de vaudeville avec personnage caché dans l’armoire. Mais le cadre sans doute y joue son rôle, où il est fréquent qu’un personnage en masque un autre, comme si une des règles ici était la possibilité d’une superposition, sans oublier l’importance marquée des fenêtres, des portes et des seuils. Le son également, mis en scène dans l’image et présent dès le titre, est l’attention d’un soin tout particulier, façon de dédoubler l’image, de la faire trembler et traverser par d’autres êtres.<br />
Pur poème cinématographique, mais dont la poésie sèche et dénuée de toute facilité se loge sans cesse à des endroits différents du film, voilà un grand moment d’émotion, voilà le cinéma, tout entier, renouvelé.<br />
(Jean-Pierre Rehm)</p>
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