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	<title>Grand Prix | Compétition Française &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Grand Prix | Compétition Française &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>FRIEDA TV</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/frieda-tv/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:21:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Gerda Frieda Janett Gröger, « née en 1972, de signe astrologique Balance, tapeuse d’œufs », est sur la brèche. Elle trace des sillons dans le réel à coup de punchlines poétiques et punk et ne laisse rien tranquille (l’espace public, les dénominations psychiatriques, nous). Le premier long métrage de Léa Lanoé est un portrait documentaire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gerda Frieda Janett Gröger, « née en 1972, de signe astrologique Balance, tapeuse d’œufs », est sur la brèche. Elle trace des sillons dans le réel à coup de <em>punchlines</em> poétiques et punk et ne laisse rien tranquille (l’espace public, les dénominations psychiatriques, nous). Le premier long métrage de Léa Lanoé est un portrait documentaire lumineux et poignant. Ceci dit, l’objet filmique ainsi catégorisé, tout reste à dire. <em>Frieda TV</em> reste irréductible à un genre comme Gerda Frieda Janett Gröger échappe à toute tentative d’être saisie, fixée, définie. Il sécrète plutôt l’idée que c’est son personnage lui-même qui se met en scène selon son bon vouloir, tout en rappelant en permanence, par la présence discrète et tendre de la réalisatrice, que la relation filmée provient d’une complicité primordiale. Frappe alors combien la douceur de Léa Lanoé répond à la vitalité foudroyante de Gerda Frieda Janett Gröger. Et vice versa. <em>Frieda TV</em> est le témoignage d’une amitié qui a fait du cinéma l’objet d’un acte de reconnaissance mutuelle : l’une acceptant de jouer le jeu, l’autre de faire un film. Sont consignés, en 16 mm ou en DV, et montés à fleur de peau des saynètes et des moments de vie qu’ont partagé sur un temps long et indéfini la cinéaste et son modèle. L’ensemble respecte et épouse fermement les changements identitaires comme les variations d’intensités qui font et défont le quotidien de Frieda. Parce qu’elle fait de la caméra son alliée, nous pouvons supporter la frontalité de sa parole qui expose la violence dont elle a été victime, les désastres intimes comme les états qu’elle traverse. Et le film produit ainsi son double mouvement : construire un chemin à sa rencontre et traduire, par son montage fragmentaire, ses états d’être. Frieda TV se trouve là, à une intersection irradiante qui interroge avec une rare finesse nos façons normopathes, individuelles et collectives, d’accueillir celles et ceux que l’on dit fous.</p>
<p>Claire Lasolle</p>
<p><span style="color: transparent;">Léa Lanoë</span></p>
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			</item>
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		<title>DANS LE SILENCE ET DANS LE BRUIT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/dans-le-silence-et-dans-le-bruit-in-silence-and-clamour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 13:35:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Soit un train dans lequel ils et elles habitent, arrêté, qui ne va nulle part. Mais nulle part, c’est ici un lieu, précieux : une grande et belle bâtisse aux murs de pierres envahis par le lierre, qui ouvrent sur les champs, le ciel et un silence plein. Clémence et d’autres y ont trouvé refuge. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Soit un train dans lequel ils et elles habitent, arrêté, qui ne va nulle part. Mais nulle part, c’est ici un lieu, précieux : une grande et belle bâtisse aux murs de pierres envahis par le lierre, qui ouvrent sur les champs, le ciel et un silence plein. Clémence et d’autres y ont trouvé refuge. Ici, il est question de ralentir et le film le comprend. De longs plans se concentrent sur des gestes simples (étendre le linge, rouler des clopes). Ils nous laissent le temps d’approcher les protagonistes et d’apprécier les événements qui, dans le silence, prennent toute leur place : le chant des oiseaux, la respiration de la nature sous la caresse du vent, un papier froissé. Rien ne force la porte, les visages, la parole. Si cette dernière est rare, c’est surtout qu’elle ne se presse pas. Clément Roussier et Hadrien Mossaz l&#8217;organisent, simplement échangée, ou grave quand elle formule, sans la pesanteur du témoignage, le point de rupture, sinon l’effondrement, qui a entraîné ce repli loin de la violence du monde. Par une sobre mise en scène qui épouse le quotidien et le rythme des un.es et des autres, le duo de réalisateurs traduit un régime de l’attention dans lequel se logent la délicatesse et la douceur du film comme la possibilité du soin. Ils posent au premier plan l&#8217;impossibilité d&#8217;une ligne de partage nette entre qui jouerait ou ne jouerait pas un rôle, questionnant notre inclination immédiate à la distribution des places et des statuts. Parfois le monde extérieur se signale. Monde qu’il faut bien rejoindre, qu’il faut bien revivre. Et c’est au chaos de la ville vrombissante que nous laissons le personnage de Clémence, emportée par un superbe travelling final, sur la corniche Kennedy à Marseille, au seuil du recommencement. « Le plus important n’est jamais mis en mots ». Peut-être est-ce le grand défi relevé par les deux réalisateurs que de l’avoir mis en images.</p>
<p>Claire Lasolle</p>
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		<title>ON A EU LA JOURNÉE BONSOIR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/on-a-eu-la-journee-bonsoir-we-had-the-day-bonsoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 10:19:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Geste d’amour, portrait de peintre, hymne à la vie, On a eu la journée bonsoir est tout à la fois. « C’est dans le son d’une fin que se joue la musique du vivant, dont nous sommes, tous, à notre endroit de présence, une note inventée ». Tels sont les mots de Narimane Mari pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Geste d’amour, portrait de peintre, hymne à la vie, <em>On a eu la journée bonsoir</em> est tout à la fois. « C’est dans le son d’une fin que se joue la musique du vivant, dont nous sommes, tous, à notre endroit de présence, une note inventée ». Tels sont les mots de Narimane Mari pour décrire le film réalisé en hommage à son compagnon disparu, le peintre Michel Haas. Tandis que les notes d’<em>Amor Amor</em> de Norie Paramor résonnent sur les premières images – une eau éclairée d’une lumière crépusculaire – des noms défilent sur l’écran, ceux des êtres, morts ou vivants, inconnus ou reconnus, dont la présence et les voix peuplent ce film cosmique. Narimane Mari assemble des fragments de vie glanés au fil des ans, au cours des films, au détour des rues, et les fait danser avec les images de son complice. Au regard malicieux de Michel Haas répondent ceux de ces inconnus cueillis sur un boulevard parisien, à son corps au travail ceux des enfants de <em>Loubia Hamra</em> (FID 2013) se baignant dans la Méditerranée, à sa voix pleine de tendresse celle, langoureuse, d’Elvis Presley. Narimane Mari poursuit ainsi la conversation du peintre avec le monde. Elle construit un refuge où abriter ses créatures – animaux sculptés et autres personnages de papier – et les faire cohabiter avec leurs compagnons de vie, de pensée, de musique. Entre les silences, espaces de recueillement, s’immisce le souffle des mots, que portent des gestes amoureux – se remémorer des souvenirs heureux, s’appeler pour se les dire, se les raconter par messages vocaux. La réalisatrice noue ainsi un dialogue intime au-delà de la mort et vient redoubler l’opération poétique en imprimant certains de ces mots à même l’image – en sous-titres ou agencés tels des poèmes – comme les notes d’une partition musicale qui viendrait chanter la musique du vivant. Véritable chant d’amour, <em>On a eu la journée bonsoir</em> rend grâce à la vitalité débordante de Michel Haas, source inépuisable de vie pour Narimane Mari comme pour nous. (Louise Martin Papasian)</p>
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		<title>APPUYÉ AU MURLEAN ON THE WALL</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/appuye-au-mur-lean-on-the-wall/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 14:46:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cinéaste de longue date, Jacques Meilleurat s’est toujours fait discret et signe des œuvres à un rythme contraint par une économie de bouts de ficelle. L’argument de son dernier opus met en scène cette nécessité financière : au départ supposé, un contrat fictif passé avec un éditeur pour raconter une existence traversée d’abus sexuels. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="">Cinéaste de longue date, Jacques Meilleurat s’est toujours fait discret et signe des œuvres à un rythme contraint par une économie de bouts de ficelle. L’argument de son dernier opus met en scène cette nécessité financière : au départ supposé, un contrat fictif passé avec un éditeur pour raconter une existence traversée d’abus sexuels. Ce journal est dicté au magnétophone, vieillerie à cassettes. C’est ce que le film montre. « Bernard », nom du protagoniste incarné par le réalisateur, raconte, se raconte et prend des poses. Assis, allongé, debout, « appuyé au mur », mais aussi à danser, endiablé. Mais aussi en intercalant quelques extraits de ses films faits il y a si longtemps, et dont il est ici explicitement question, en évoquant des personnages plus que troubles, dont il est ici explicitement question. Films brefs, aériens, bricolés, de la veine de Méliès ou des surréalistes, films en contraste avec ce que la caméra offre aujourd’hui. Mais si la violence des propos ne cesse guère de passer du noir au noir, le film quant à lui dévale une pente hérissée de surprises. On se croirait en enfer, et c’est sur des montagnes russes, sans presque bouger le cadre, que Meilleurat nous entraîne, sans cesse secoués. On croirait qu’il s’agit de pratiquer en continu le <em>lamento</em>, et c’est un formaliste qui surgit, un formaliste passionné de son art, de ses possibles, de ses écarts, de sa liberté tout entière. Si Meilleurat s’appuie sur un mur, c’est, bien sûr, pour faire mieux, et plus haut encore, la voltige.</p>
<p class="">(Jean-Pierre Rehm)</p>
<p><span style="color: transparent;">scoubidou</span></p>
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