





<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Première Européenne &#8211; FIDMarseille</title>
	<atom:link href="https://archives.fidmarseille.org/premiere/premiere-europeenne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://archives.fidmarseille.org</link>
	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 May 2024 10:46:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.5</generator>

<image>
	<url>https://archives.fidmarseille.org/wp-content/uploads/2023/05/cropped-LOGO_FID_2023_NOIR-32x32.png</url>
	<title>Première Européenne &#8211; FIDMarseille</title>
	<link>https://archives.fidmarseille.org</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>COMO ME DA LA GANA / THIS IS THE WAY I LIKE IT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/como-me-da-la-gana-this-is-the-way-i-like-it/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/como-me-da-la-gana-this-is-the-way-i-like-it/</guid>

					<description><![CDATA[Les questions les plus simples sont souvent les plus dérangeantes et du coup les plus difficiles. C’est à cet exercice du trouble auquel s’emploie Ignacio Agüero, présent sur le tournage de quelques films entrepris entre 1984 et 85, à une époque où le cinéma, comme bien d’autres choses au Chili, semblait appeler à disparaître. Toujours lui-même à l’image, le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les questions les plus simples sont souvent les plus dérangeantes et du coup les plus difficiles. C’est à cet exercice du trouble auquel s’emploie Ignacio Agüero, présent sur le tournage de quelques films entrepris entre 1984 et 85, à une époque où le cinéma, comme bien d’autres choses au Chili, semblait appeler à disparaître. Toujours lui-même à l’image, le voilà à interroger : « Pourquoi faites-vous ce film ? qui le verra ? Quels rapports avez-vous avec vos personnages ? ». Les réponses, ou l’embarras plutôt dont elles témoignent, en disent long.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CANCIÓN DE AMOR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/cancion-de-amor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/cancion-de-amor/</guid>

					<description><![CDATA[L’omniprésence indifférenciée des chansons populaires dans l’environnement urbain est renversée en une volonté de synchronisation de ces airs à la vie. La playlist, la liste de morceaux choisis, devient le scénario d’une ondulation des images refusant le clip. La volonté d’un contact plus rude entre une chanson d’amour et un combat de boxe, une lap-danse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’omniprésence indifférenciée des chansons populaires dans l’environnement urbain est renversée en une volonté de synchronisation de ces airs à la vie. La playlist, la liste de morceaux choisis, devient le scénario d’une ondulation des images refusant le clip. La volonté d’un contact plus rude entre une chanson d’amour et un combat de boxe, une lap-danse ou la violence d’un footing imposé rend tentant de se concocter des histoires avec les mots et plus délicat de résister à la glue distillée par les notes.</p>
<p>Gilles Grand</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CONVERSATION SECRÈTE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/conversation-secrete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/conversation-secrete/</guid>

					<description><![CDATA[La sensibilité d’une membrane s’agite dans ce film prévu pour précéder Le Parrain, séparant chronologiquement les deux premiers opus de cette saga. La membrane est le nom du personnage principal, Harry Caul, caul en anglais désignant une membrane. Initialement son nom était Caller, l’appelant, celui qui est à l’autre bout du fil, simplifié en Call, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La sensibilité d’une membrane s’agite dans ce film prévu pour précéder Le Parrain, séparant chronologiquement les deux premiers opus de cette saga. La membrane est le nom du personnage principal, Harry Caul, caul en anglais désignant une membrane. Initialement son nom était Caller, l’appelant, celui qui est à l’autre bout du fil, simplifié en Call, celui qui appelle mais une faute de frappe lui donna le nom définitif. La membrane, c’est l’imperméable transparent que Gene Hackman porte souvent. Une membrane visuelle, c’est la vitre dépolie qui laisse deviner un meurtre. La membrane est celle des haut-parleurs et surtout celle invisible des microphones propices à la surveillance audio de ce couple dont les propos nous inquiètent sur un danger possible.</p>
<p>Gilles Grand</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TPE-TICS</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/tpe-tics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 01:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/tpe-tics/</guid>

					<description><![CDATA[La rencontre par petites touches avec Huang Da-Wang évoque ses actions inachevées, son aisance parmi les amoncellements, les Blackwolf Tagashi de “Yingfan” avec leur chorégraphie improvisée entre karaoke et air-guitar. Sur la scène underground au Japon ou à Taïwan, il est Sound Performer. Tous ces personnages n’en font qu’un, à la fois conteur, musicien, danseur. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La rencontre par petites touches avec Huang Da-Wang évoque ses actions inachevées, son aisance parmi les amoncellements, les Blackwolf Tagashi de “Yingfan” avec leur chorégraphie improvisée entre karaoke et air-guitar. Sur la scène underground au Japon ou à Taïwan, il est Sound Performer. Tous ces personnages n’en font qu’un, à la fois conteur, musicien, danseur. Le film de Jessica Wan-Yu Lin ne privilégie aucune facette, il avance proche d’un individu avec ses relâchements et ses emportements. (GG)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FAIBLES AMUSEMENTS</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2004-faibles-amusements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/2004-faibles-amusements/</guid>

					<description><![CDATA[Si un extrait d’un vers de Racine donne son titre au dernier film de Jean-Claude Rousseau, c’est pour nous tenir averti. De quoi ? Qu’il s’agit de construction et d’art, d’abord. Qu’il s’agit d’amours malheureuses, peut-être. Qu’il s’agit, le tout mêlé, de donner avec exactitude et pudeur des accents tragiques à une histoire comme à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si un extrait d’un vers de Racine donne son titre au dernier film de Jean-Claude Rousseau, c’est pour nous tenir averti. De quoi ? Qu’il s’agit de construction et d’art, d’abord. Qu’il s’agit d’amours malheureuses, peut-être. Qu’il s’agit, le tout mêlé, de donner avec exactitude et pudeur des accents tragiques à une histoire comme à ses décors, qui, celle-ci, comme ceux-là risqueraient sans eux de s’évanouir dans la fadeur infigurable de « faibles amusements. »</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chantal Akerman, De ça</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-chantal-akerman-de-ca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/2010-chantal-akerman-de-ca/</guid>

					<description><![CDATA[Inventé par la postnouvelle vague, l’exercice est connu : cadrer un cinéaste, le faire parler de son parcours, évoquer ses admirations, farfouiller dans ses méthodes, ajouter des mots à des silences, des images dites à des images vues. C’est toujours fort instructif. Ici aussi. Chantal Akerman, de passage en Amérique du Sud, se raconte en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Inventé par la postnouvelle vague, l’exercice est connu : cadrer un cinéaste, le faire parler de son parcours, évoquer ses admirations, farfouiller dans ses méthodes, ajouter des mots à des silences, des images dites à des images vues. C’est toujours fort instructif. Ici aussi. Chantal Akerman, de passage en Amérique du Sud, se raconte en une heure, et c’est passionnant. Ne serait-ce, quelques rares minutes, que son rappel du rapport du cinéma au temps. Élémentaire, décisif, d’actualité. Ses mots, chacun, choix des adjectifs, tempo des poses, accent français dans l’anglais, comptent. Mais Gustavo Beck se ligote délibérément les mains et rajoute un handicap à la course, il a choisi de faire, un peu, à la manière de. Cadre fixe, plan séquence, cadrage construit derrière porte, etc. Résultat? Hommage très élégant sous forme de comédie en un acte avec personnage unique.<br />
Du coup, moins prégnantes en définitive les révélations professionnellement confessées, importe davantage le cinéma. C’est-à-dire, on s’en réjouit, le visible : une scène de genre : Akerman en entretien – ou Akerman à l’hôtel. Sa manière de s’asseoir en croisant les jambes, de rajouter un coussin sur son siège, de prendre un, puis deux verres (un droit, un ballon) pour se servir de l’eau, sa liberté d’enfreindre l’interdiction de fumer dans un lieu public, etc. Comme si voir un corps dialoguer avec les complications du quotidien ajoutait à la compréhension de sa production. Comme si ? Non, c’est vrai. Voyez.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hunters since the beginning of time</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2008-hunters-since-the-beginning-of-time/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/2008-hunters-since-the-beginning-of-time/</guid>

					<description><![CDATA[Sur la côte de la mer de Bering vit une communauté de chasseurs de baleine. Peu nombreux, pratiquant leur art à l’ancienne dans des conditions d’extrême rigueur, on les croirait rescapés d’une autre ère. C’est cela qu’a choisi de filmer Carlos Casas dans ce dernier volet d’une trilogie dédiée aux confins de la planète (Aral, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la côte de la mer de Bering vit une communauté de chasseurs de baleine. Peu nombreux, pratiquant leur art à l’ancienne dans des conditions d’extrême rigueur, on les croirait rescapés d’une autre ère. C’est cela qu’a choisi de filmer Carlos Casas dans ce dernier volet d’une trilogie dédiée aux confins de la planète (Aral, 2004 ; Solitude at the end of the World, 2005). Moins une simple curiosité ethnologique que la survivance de tout un monde, archaïque, oublié. Si le film est fidèle à l’alternance de l’hiver et de l’été, s’il suit les chasseurs dans la chaîne de leur alimentation, du poisson au phoque, jusqu’à la baleine, bref, s’il respecte avec scrupule le programme d’observation scientifique, ce qui guide ici le regard, et l’anime, est tout autre. La beauté des éléments, leur caractère fantastique, renforcé par l’économie des gestes humains prisonniers d’une attente qui paraît éternelle, tout ceci fait se réveiller notre mémoire assoupie pour la plonger, encore engourdie, dans l’immémorial.<br />
Rien d’intime, malgré l’équipe de tournage réduite à l’essentiel, c’est la splendeur d’une vaste énigme qui resplendit ici : se tenir debout, sur terre, à scruter la confrérie animale.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ALAN VEGA, JUST A MILLION DREAMS</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2014-alan-vega-just-a-million-dreams/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/2014-alan-vega-just-a-million-dreams/</guid>

					<description><![CDATA[Le groupe Suicide en écuyers fantômes, Ghost riders donne le ton avant une animation sur la TV d’Alan Vega puis une leçon de trombone du fils. La Bolex 16 mm de Marie Losier furète dans tous les recoins doublée des fameux titres de 1977 avec Martin Rev jusqu’aux plus actuels avec toute la famille. (GG) ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe Suicide en écuyers fantômes, Ghost riders donne le ton avant une animation sur la TV d’Alan Vega puis une leçon de trombone du fils.<br />
La Bolex 16 mm de Marie Losier furète dans tous les recoins doublée des fameux titres de 1977 avec Martin Rev jusqu’aux plus actuels avec toute la famille. (GG) </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Possible Lovers</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2008-possible-lovers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/2008-possible-lovers/</guid>

					<description><![CDATA[Après A short story about Indio Nacional présenté au FID en 2006, Autohystoria était salué par le jury en 2007. Ce dernier film évoquait, en la replaçant de nos jours, un épisode de l’histoire de la lutte pour l’indépendance philippine. Avec Possible Lovers, Raya Martin en propose, sinon une suite explicite, au moins un écho [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après A short story about Indio Nacional présenté au FID en 2006, Autohystoria était salué par le jury en 2007. Ce dernier film évoquait, en la replaçant de nos jours, un épisode de l’histoire de la lutte pour l’indépendance philippine. Avec Possible Lovers, Raya Martin en propose, sinon une suite explicite, au moins un écho évident. S’y retrouvent le couple des jeunes protagonistes, la passion de l’aube, le mutisme des personnages partagé avec celui du cinéma des origines. Si Autohystoria faisait déjà preuve de grand dépouillement, favorisant le plan séquence qui accentuait un découpage minimaliste, Possible Lovers s’engage sur une voie plus radicale encore. L’héritage wharolien manifeste ici ne devrait cependant pas aveugler. La frontalité audacieuse n’est au service d’aucun monolithisme, ce sont au contraire dans d’infinis détails, notamment sonores et lumineux, soudain à disposition, que se joue cette fin de partie.<br />
Reste l’invite proposée par le titre. Qui sont ces amants potentiels ? Les deux figures immobiles assises sur le canapé ? L’image et le son ? Hier (le haut de forme est-il un accoutrement de bal masqué ou le chapeau d’un revenant ?) et aujourd’hui ? Le cinéma muet et celui d’aujourd’hui ? Tout est possible. A vous de voir.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Retratos de identificaçao</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/retratos-de-identificacao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 13:05:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fidmarseille.org/retratos-de-identificacao/</guid>

					<description><![CDATA[Parmi les nombreuses victimes de la dictature militaire qui sévit au Brésil de 1964 à 1985, un petit groupe de combattants de la guérilla, Chael, Roberto, Reinaldo et Dora, sont arrêtés, torturés, certains tués ou contraints à l’exil. Avant, après leur arrestation, pendant les séances de torture, la police les a photographiés. Accompagnées de rapports [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les nombreuses victimes de la dictature militaire qui sévit au Brésil de 1964 à 1985, un petit groupe de combattants de la guérilla, Chael, Roberto, Reinaldo et Dora, sont arrêtés, torturés, certains tués ou contraints à l’exil. Avant, après leur arrestation, pendant les séances de torture, la police les a photographiés. Accompagnées de rapports officiels, ces images forment la matière qu’Anita Leandro travaille de l’intérieur pour faire sortir de l’oubli le destin de ces quatre-là. Surveiller, réprimer, torturer, documenter, telle était la tâche de la police, créant ainsi de l’archive. Monter ces archives, les répéter, les recadrer, les solariser, les juxtaposer, les surimposer : c’est la tâche du cinéaste, afin de se réapproprier l’histoire, de libérer les archives d’un discours unique. Faire parler par le montage les images de ceux qu’on a voulu faire parler par la torture, voici donc ce qu’Anita Leandro entreprend avec une sobriété qui n’enlève rien à la puissance émotionnelle de ces photographies. Elle double ce travail sur l’archive d’un procédé quasi performatif, contribuant à rendre au récit sa polyphonie. Ainsi, deux des combattants se retrouvent pour la première fois face à leurs photos d’identité judiciaire, et racontent. Leurs voix se mêlent à celle de Dora, fi lmée pendant son exil au Chili. À travers son destin tragique de guérillera en fuite, ce sont aussi les vies brisées par toutes les dictatures, passées et présentes, qui remontent à la surface. (CG)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
