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	<title>Ouverture / Cloture &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Ouverture / Cloture &#8211; FIDMarseille</title>
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	<item>
		<title>MISÉRICORDE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/misericorde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 15:31:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Jérémie revient à Saint-Martial pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Il s&#8217;installe quelques jours chez Martine, sa veuve. Mais entre une disparition mystérieuse, un voisin menaçant et un abbé aux intentions étranges, son court séjour au village prend une tournure inattendue… Le cinéma d’Alain Guiraudie se distingue par son ancrage rural et populaire qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jérémie revient à Saint-Martial pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Il s&#8217;installe quelques jours chez Martine, sa veuve. Mais entre une disparition mystérieuse, un voisin menaçant et un abbé aux intentions étranges, son court séjour au village prend une tournure inattendue…</p>
<p>Le cinéma d’Alain Guiraudie se distingue par son ancrage rural et populaire qui lui permet de nous emmener à la rencontre de personnages et de lieux de manière très sensorielle, en abordant notamment les thèmes du désir homosexuel ou de la représentation de la classe ouvrière. <em>Miséricorde</em> s’inscrit dans cette veine et invite dans son intrigue policière le double poids du silence et du désir.<br />
Catherine Frot fait sa toute première apparition dans l’univers du cinéaste qui a pour habitude de faire tourner des acteurs peu connus, avec, de temps à autres, une figure populaire, comme ce fut le cas pour Pierre Deladonchamps dans <em>L’Inconnu du Lac</em> ou Hafsia Herzi dans <em>Le Roi de l’évasion</em>. Au générique de ce dernier long métrage, on retrouve également Félix Kysyl et Jean-Baptiste Durand, réalisateur de <em>Chien de la casse</em>, et pour la première fois devant la caméra.</p>
<p>« Guiraudie atteint des sommets avec ce polar virtuose et gourmand » &#8211; <em>Télérama</em></p>
<p><strong>Filmographie d&#8217;Alain Guiraudie</strong></p>
<p><em>Longs métrages</em><br />
2024 &#8211; Miséricorde<br />
2021 &#8211; Viens je t’emmène<br />
2016 &#8211; Rester vertical<br />
2013 &#8211; L’inconnu du lac<br />
2009 &#8211; Le Roi de l’évasion<br />
2005 &#8211; Voici venu le temps<br />
2003 &#8211; Pas de repos pour les braves</p>
<p><em>Moyens métrages</em><br />
2001 &#8211; Ce vieux rêve qui bouge<br />
2000 &#8211; Du soleil pour les gueux</p>
<p><em>Courts métrages</em><br />
1997 &#8211; La Force des choses<br />
1994 &#8211; Tout droit jusqu’au matin<br />
1990 &#8211; Les héros sont immortels</p>
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		<title>GRAND TOUR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/grand-tour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 09:22:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rangoon, Birmanie, 1918. Edward, fonctionnaire de l’Empire britannique, s’enfuit le jour où il devait épouser sa fiancée Molly. Déterminée à se marier, Molly part à la recherche d’Edward et suit les traces de son Grand Tour à travers l’Asie. Lauréat du prix de la mise en scène au festival de Cannes « Grand Tour, un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rangoon, Birmanie, 1918. Edward, fonctionnaire de l’Empire britannique, s’enfuit le jour où il devait épouser sa fiancée Molly. Déterminée à se marier, Molly part à la recherche d’Edward et suit les traces de son Grand Tour à travers l’Asie.</p>
<p><strong>Lauréat du prix de la mise en scène au festival de Cannes</strong><br />
« <em>Grand Tour</em>, un voyage virtuose en Asie du Sud-Est, entre réel et fantasmagorie » &#8211; <em>Télérama</em><br />
« Un film d’amour, un vertigineux manège où défilent les puissances du cinéma » &#8211; <em>Cahiers du cinéma</em></p>
<p><strong>Filmographie de Miguel Gomes</strong> : Miguel Gomes (Lisbonne, 1972) est un cinéaste portugais diplômé de l’École Supérieure de Théâtre et de Cinéma de Lisbonne. Après ses premiers courts-métrages, présentés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux, il réalise son premier long-métrage, <em>LA GUEULE QUE TU MÉRITES</em> en 2004. Ses films suivants, <em>CE CHER MOIS D’AOÛT</em> (Quinzaine des Réalisateurs 2008), <em>TABOU</em> (Ours d’argent &#8211; Prix Alfred-Bauer et Prix FIPRESCI, Berlinale 2012), <em>LES MILLE ET UNE NUITS</em> (Quinzaine des Réalisateurs 2015) et <em>JOURNAL DE TÛOA</em> (coréalisé avec Maureen Fazendeiro, Quinzaine des Réalisateurs 2021) confirment son succès à l’international. Des rétrospectives du travail de Miguel Gomes ont eu lieu en Autriche, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Grèce ou encore aux États-Unis. <em>GRAND TOUR</em> est son sixième long-métrage.</p>
<p><strong>Note du réalisateur (extraits) </strong>: « Au début du XXe siècle, le « Asian Grand Tour » est le nom donné à l’itinéraire qui part d’une des grandes villes de l’Empire britannique, en Inde, et se termine à l’Extrême-Orient (Chine ou Japon). De nombreux voyageurs européens ont entrepris ce Grand Tour et plusieurs d’entre eux ont écrit des livres sur cette expérience. À partir de cette idée sommaire du fiancé prenant la fuite en suivant cette route, nous avons décidé qu’il nous fallait faire ce Grand Tour nous-mêmes avant de ne commencer à écrire le scénario. Nous avons filmé cet itinéraire en 2020, créant ainsi des « archives de voyage ». L’écriture est née de notre confrontation avec ces images. Contrairement à ce qui se passe habituellement dans les films d’archives, ces images ne viennent pas du passé mais du présent. Et le reste du film, tourné avec des acteurs, en studio, à Lisbonne et à Rome, c’est le passé. L’action se déroule en 1918. Les deux personnages principaux de ce film parcourent ce vaste territoire pour des raisons complémentaires : Edward, l’homme, fuit sa fiancée Molly ; et Molly, la femme, poursuit son fiancé Edward. Il essaie d’éviter ou du moins de retarder le moment du mariage ; elle essaie d’épouser Edward sans perdre plus de temps. Les innombrables péripéties qui résultent des mouvements de chacun d’eux font le film et reflètent l’interaction virtuelle entre Edward et Molly, la symphonie d’un décalage qui naît de l’irruption du monde entre deux individus. Comme dans les screwball comedies américaines des années 1930 et 1940, la femme est le chasseur et l’homme la proie. Cependant, les deux personnages sont séparés dans l’espace et le temps du film. Le changement de perspective de l’homme vers la femme conduit la comédie à céder la place au mélodrame. Il y a plusieurs Grands Tours dans ce film. Celui, géographique, des images de l’Asie contemporaine, correspondant au parcours des personnages dans l’Asie imaginaire, reconstituée en studio. Il y a le Grand Tour affectif vécu différemment par Edward et Molly : tous deux sont en mouvement dans ce territoire sentimental qui n’est pas moins vaste que celui qu’ils traversent physiquement. Et surtout, il y a le Grand Tour qui unit ce qui est séparé &#8211; les pays, les sexes, les époques, le réel et l’imaginaire, le monde et le cinéma. C’est surtout à ce dernier Grand Tour que je veux inviter le spectateur du film. Et c’est à cela que sert le cinéma, je crois. »</p>
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		<title>LA CHIMERA</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/la-chimera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 09:33:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c&#8217;est un rêve d’argent facile, pour d&#8217;autres la quête d’un amour passé… De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c&#8217;est un rêve d’argent facile, pour d&#8217;autres la quête d’un amour passé… De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don qu’il met au service de ses amis brigands : il ressent le vide. Le vide de la terre dans laquelle se trouvent les vestiges d’un monde passé. Le même vide qu’a laissé en lui le souvenir de son amour perdu, Beniamina.</p>
<p><em>La Chimera </em> a reçu le prix Ecoprod 2023.</p>
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		<title>DAMSELS IN DISTRESS</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/damsels-in-distress/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 14:09:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Violet et ses alliées ont une mission : sauver l’université Seven Oaks de la décadence masculine. Leur recette ? Hygiène, élégance, et l’invention d’une nouvelle danse. « Ce comique bidimensionnel, on appelle ça broad comedy. Et c’est vrai que j’ai tenté de mélanger high comedy et broad comedy. Ce qui n’a pas toujours été accepté aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Violet et ses alliées ont une mission : sauver l’université Seven Oaks de la décadence masculine. Leur recette ? Hygiène, élégance, et l’invention d’une nouvelle danse.</p>
<p>« Ce comique bidimensionnel, on appelle ça <em>broad comedy</em>. Et c’est vrai que j’ai tenté de mélanger <em>high comedy</em> et <em>broad comedy</em>. Ce qui n’a pas toujours été accepté aux Etats-Unis, loin de là, car il y a un public sophistiqué qui n’aime pas l’humour stupide. Moi j’aime beaucoup ça, quand c’est bon. Ryan Metcalf, qui joue Frank, est venu à l’audition en disant « j’ai une version qui est vraiment <em>broad</em>, ça vous ennuie si je vous la montre ? » J’ai répondu « Non, vas-y, montre-nous ». Il l’a fait, c’était vraiment très <em>broad</em>. Puis est venu Billy Magnusson, qui a joué Thor, ils avaient le même agent pour jeunes acteurs et lui aussi a proposé une version très <em>broad</em>. Même s’il y avait déjà dans le scénario des scènes assez <em>broad</em>, comme celle où les gens se jettent du deuxième étage du bâtiment, ce genre de choses, ces deux acteurs ont emmené le film plus franchement dans cette direction, ils l’ont appuyée. » (WS)</p>
<p>Extrait de <em>Whit Stillman. L’ancien est le nouveau</em>, FIDMarseille / Editions de l’œil, coll. « One, Two, Many », 2023.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>El Agua</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/el-agua/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 15:26:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[El Agua – « l’eau », tout simplement – revient au village, et passe des ébats du ciel au lit de la rivière, menaçant dès le début de déborder. Des bruits courent dans la petite ville, rumeurs liées à une ancienne légende. Le río, disent-elles, peut tomber amoureux, élire une jeune fille des environs, et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>El Agua</em> – « l’eau », tout simplement – revient au village, et passe des ébats du ciel au lit de la rivière, menaçant dès le début de déborder. Des bruits courent dans la petite ville, rumeurs liées à une ancienne légende. Le río, disent-elles, peut tomber amoureux, élire une jeune fille des environs, et vouloir la garder pour lui, si d’aventure elle en aime un autre. Alors ça déborde. Ça arrive, plusieurs fois par siècle. <em>El Agua</em>, pendant ce temps, rencontre Ana (Luna Pamies), son personnage, une fille de dix-sept ans, qui vit avec sa grand-mère (Nieve de Medina) et sa mère (Barbara Lennie), derrière le bar que tient celle-ci. Un mythe prêt à revenir, une héroïne qui apparaît, ça fait deux personnages, autant de forces, l’eau et Ana : un film va pouvoir commencer. Il s’écrira à leur rencontre. Rencontre entre un réel et un récit : entre la rivière et sa légende, entre l’actrice et son personnage, entre le village et son film. Entre le mouvement du désir et la loi de la tradition. À leur intersection, la beauté : quelque chose qui est à construire, que le film devra se trouver, sa propre beauté mélangée, entre fantastique et réalisme. (Luc Chessel)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CHRONIQUE D’UNE LIAISON PASSAGÈRE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/chronique-dune-liaison-passagere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 10:11:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec Sandrine Kimberlain, Vincent Macaigne, Georgia Scalliet Fable de la rencontre, du désir, de l’amour, de l’interdit, Emmanuel Mouret, le cinéaste des sentiments amoureux, thème qui lui est cher et qu’il dissèque, décompose, rejoue de films en films, nous offre en avant-première son dernier film. Une mère célibataire et un homme marié deviennent amants. Engagés [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Sandrine Kimberlain, Vincent Macaigne, Georgia Scalliet</p>
<p>Fable de la rencontre, du désir, de l’amour, de l’interdit, Emmanuel Mouret, le cinéaste des sentiments amoureux, thème qui lui est cher et qu’il dissèque, décompose, rejoue de films en films, nous offre en avant-première son dernier film. Une mère célibataire et un homme marié deviennent amants. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n’éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complicité.</p>
<p>Le film a été présenté en sélection officielle lors de la 75ème édition du Festival de Cannes.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A night of knowing nothing</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/a-night-of-knowing-nothing-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 11:57:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une nuit à ne rien savoir, une nuit d’ignorance, nous prévient le titre. Et il est vrai que ce film, premier long-métrage de Payal Kapadia, jeune réalisatrice indienne, prend le parti de l’obscurité. Beaucoup de noir, zébré d’éclats lumineux, est la couleur, presque une matière épaisse, qui teinte les blocs à l’aide desquels le film [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une nuit à ne rien savoir, une nuit d’ignorance, nous prévient le titre. Et il est vrai que ce film, premier long-métrage de Payal Kapadia, jeune réalisatrice indienne, prend le parti de l’obscurité. Beaucoup de noir, zébré d’éclats lumineux, est la couleur, presque une matière épaisse, qui teinte les blocs à l’aide desquels le film progresse. L’intrigue est mince : L. est une jeune étudiante en cinéma, elle tombe amoureuse de K., tandis que prennent place, dans l’Université, des manifestations qui vont être au fur et à mesure davantage réprimées. On l’aura compris : il s’agit de documenter des événements tout à fait réels, qui ont eu lieu il y a peu, sans omettre de les porter, par ailleurs, à la véritable mesure des espérances qui les ont nourries. Autrement dit, de faire sentir combien une aventure de lutte ne constitue pas « un fait », délimité, observable, mais, bien différemment, une aventure sensible, opaque en un sens, une traversée nerveuse d’espaces divers : rhétorique, militant, humain, amoureux, amical, policier, etc. C’est là, très exactement, où réside la puissance et l’audace de l’entreprise de Payal Kapadia, dans un geste qu’elle emprunte explicitement à Pasolini : raconter le temps de revendication, l’exercice de souveraineté politique, comme la description emportée et contrastée, incertaine quelquefois, d’un espace d’amour. C’est à nous laisser entraîner dans cette possibilité passionnée que nous sommes conviés, pour un moment où les émotions se succèdent, chacune rivalisant d’intelligence. (Jean-Pierre Rehm)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le masque de la mort rouge</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/le-masque-de-la-mort-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 14:30:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Longtemps Roger Corman a repoussé la mise en route de cette septième adaptation d’une nouvelle de Poe après La Chute de la Maison Usher, Le Corbeau… de crainte qu’on lui reproche de plagier le Septième Sceau. Si telle scène funèbre, la grande faucheuse hiératique et encapuchonnée peut faire songer à Bergman, ce n’est rapprochement qu’assez [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps Roger Corman a repoussé la mise en route de cette septième adaptation d’une nouvelle de Poe après <em>La Chute de la Maison Usher</em>, <em>Le Corbeau</em>… de crainte qu’on lui reproche de plagier le Septième Sceau. Si telle scène funèbre, la grande faucheuse hiératique et encapuchonnée peut faire songer à Bergman, ce n’est rapprochement qu’assez fortuit. Règne ici une luxuriance à l’opposé de l’austérité du maître suédois. <em>The Masque Of The Red Death</em> est le premier film que Roger Corman tourne en dehors des États-Unis, et c’est aussi une des rares fois où le budget comme le temps de tournage sont confortables. À l’image, Nicolas Roeg, qui s’est illustré ensuite avec David Lean et Truffaut, signe pour son premier long-métrage une photographie qui s’en donne à cœur joie. Car le rouge du titre est loin d’être la seule couleur à l’honneur : vert, pourpre, noir, blanc, jaune canari recouvrent en larges pans monochromes les murs des pièces du château, mais éclaboussent aussi tous les éléments du décor pour continuer à faire écho sur les tissus de chaque costume. Splendeur visuelle donc, d’autant plus frappante que le récit, à jouer très librement avec deux nouvelles empruntées à Poe, est sombre, voire terrifiant. C’est une fable sur l’exercice du pouvoir que livre en réalité <em>The Masque Of The Red Death</em> avec un Vincent Price à son meilleur en seigneur cruel, cynique et adepte de Satan. Voilà sans doute une des meilleures introductions à l’oeuvre de ce maître qu’est Corman que nous nous réjouissons d’accueillir et d’honorer cette année au FI D. (JPR) </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Diamantino</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/diamantino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jul 2018 15:09:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Une combinaison de science-fiction, de film d’horreur, de polar et de comédie romantique. Un conte de fées noir pour adultes. » C’est par un tel feu d’artifice délibérément nourri d’un mélange de genres de la culture pop que Daniel Schmidt et Gabriel Abrantes, bien connus tous deux pour leurs nombreux films brefs et joyeusement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Une combinaison de science-fiction, de film d’horreur, de polar et de comédie romantique. Un conte de fées noir pour adultes. » C’est par un tel feu d’artifice délibérément nourri d’un mélange de genres de la culture pop que Daniel Schmidt et Gabriel Abrantes, bien connus tous deux pour leurs nombreux films brefs et joyeusement insolents, définissent Diamantino, leur premier long-métrage. Les personnages de ce cocktail explosif ? Une icône portugaise du football mondial (dans laquelle il sera difficile de ne pas reconnaître un certain Ronaldo, incarné ici par Carloto Cotta, souvent vu chez Miguel Gomes), ses deux sœurs cruelles, des chiens géants à poils longs dont l’aire de jeu est un stade, une nonne, une jeune policière, un adolescent migrant, un savant, une présentatrice télé (la bien réelle et très controversée Manuela Moura Guedes) et d’autres figures singulières. Mais il s’agira moins ici de nous entraîner dans un univers strictement fabuleux que d’éclairer avec les feux de l’ironie, sans crainte de verser dans un humour potache, notre actualité immédiate : manipulation médiatique, manipulation génétique, montée des extrêmes,… Avec ce film, on l’aura saisi, Abrantes et Schmidt revendiquent une fable politique, fabriquée avec tous les moyens plastiques, esthétiques, cinématographiques à leur disposition. C’est pourquoi ils n’ont pas hésité, dans la fabrication de leur pamphlet drolatique, à mêler la belle luminosité du 16 mm au cinémascope, à croiser hologrammes, images de drone et de caméra de surveillance. Le croisement des matériaux et des registres fait du coup de leur film moins une critique que l’apologie en acte, un manifeste à vu, de l’hétérogénéité, du chaos fructueux. (JPR)</p>
<p><strong>Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2018</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HOMEFILM D&#8217;OUVERTURE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/home/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 08:43:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Home is the place where things can go wrong – « le foyer est l’endroit où les choses peuvent mal tourner ». Quoique devant son impeccable premier long métrage, d’autres noms viennent plus volontiers à l’esprit – tantôt Friedkin, tantôt Tati – la cinéaste franco-suisse Ursula Meier souscrirait probablement sans réserve au mot fameux de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Home is the place where things can go wrong – « le foyer est l’endroit où les choses peuvent mal tourner ». Quoique devant son impeccable premier long métrage, d’autres noms viennent plus volontiers à l’esprit – tantôt Friedkin, tantôt Tati – la cinéaste franco-suisse Ursula Meier souscrirait probablement sans réserve au mot fameux de David Lynch. Le bonheur familial y paraît d’autant plus radieux qu’il se prévaut d’une folle victoire sur la réalité. C’est dans un pavillon modeste au bord d’une autoroute inachevée que cette famille menée par Isabelle Huppert et Olivier Gourmet a trouvé son havre. Idée géniale, invraisemblable et éloquente, surréaliste et familière, miniature et pharaonique : elle offre à ses personnages une perspective grandiose, digne d’un western, qui les isole autant qu’elle les relie au monde et les laisse croire qu’ils ont le temps de voir venir le danger. Mais l’équilibre est fragile et la perspective, on s’en doute, va se boucher. Les travaux reprennent, l’autoroute ouvre, l’horizon se ferme, les choses vont mal tourner. Quand les véhicules fusent chaque jour par milliers devant leur pelouse, l’ancien terrain de jeu devient une barrière infranchissable, un espace impropre à la vie. Pourquoi rester ? Parce qu’il n’y a que là que maman se sente bien, dit l’une des soeurs au petit frère. Sous l’argument bigger than life, c’est cet entêtement qu’Ursula Meier n’a cessé d’interroger dans ce qu’elle a, elle-même, appelé un roadmovie à l’envers. Entêtement si bien incarné par Isabelle Huppert, celui d’un bonheur enfantin qui, croyant avoir le réel sous contrôle, refuse de prendre conscience qu’il n’a fait que le nier, et préfère endurer la violence pure, car gratuite, qui se met à déferler. (AT)</p>
<p><strong>Navettes du FID gratuite</strong><br />
19h45 et 20h45<br />
Départ Quai du port &#8211; en face de l’hôtel de Ville</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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