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	<title>Compétition GNCR &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Compétition GNCR &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>HONK!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Comme on sait, la peine de mort est toujours en vigueur dans certains États des États-Unis. Comme on sait ? C’est justement la nature de ce savoir, son éloignement, son abstraction et la discrétion perverse de l’application d’une telle loi qu’entendent remettre en cause, après tant d’autres, Arnaud Gaillard et Florent Vassault. En choisissant d’éviter [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme on sait, la peine de mort est toujours en vigueur dans certains États des États-Unis. Comme on sait ? C’est justement la nature de ce savoir, son éloignement, son abstraction et la discrétion perverse de l’application d’une telle loi qu’entendent remettre en cause, après tant d’autres, Arnaud Gaillard et Florent Vassault. En choisissant d’éviter deux pièges : répéter l’abstraction en abordant à traits trop larges un dossier si épais ; aveugler de pathétique en n’exhibant que la douleur singulière. Aussi ont-ils pris le parti de faire trois rencontres, manière de restituer trois expériences, contre champs de celles de ces nombreux condamnés, invisibles de toute façon pour la plupart. La famille d’une victime qui a choisi d’aller assister à l’exécution du meurtrier ; un homme, jugé sous le coup d’une erreur judicaire ; la mère d’un détenu incarcéré non loin de chez elle. Au milieu de ces témoignages, un avocat prend la parole, explicite, élargit à l’histoire du pays. Si lene revendique pas davantage que la modestie d’un klaxon, comme celui que s’applique à faire résonner de la route qui longe la prison la mère du troisième volet, et qui donne son titre à l’ensemble, un tel signal n’en reste pas moins vigoureux rappel au scandale</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<title>Casting</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/casting/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 20:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors qu’elle prépare le remake pour la télévision des Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder, Vera, sa réalisatrice, peine à trouver son casting idéal pour ce qui sera son premier film. Ce casting sera la chair du troisième film de Nicolas Wackerbarth. De ce processus de mise en abîme, il tire un film, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’elle prépare le remake pour la télévision des <em>Larmes amères de Petra von Kant</em> de Fassbinder, Vera, sa réalisatrice, peine à trouver son casting idéal pour ce qui sera son premier film. Ce casting sera la chair du troisième film de Nicolas Wackerbarth. De ce processus de mise en abîme, il tire un film, lui aussi initié par la télévision, aussi généreux que vertigineux. Redoublant tout autant que déplaçant le film de Fassbinder, il en reprend le principe de huis-clos pour introduire quelques écarts. S’y tissent avec une caméra très mobile les liens complexes, pervers, entre coulisses et le plateau, et, tout aussi décisif, il donne à un homme, nommé ici Gerwin, autour de qui gravite ce casting, le rôle initialement tenu par Hanna Schygulla dans ce qui était un film exclusivement de femmes. Porté par la crème des comédiens de théâtre, casting permet par ces pas de côté d’interroger l’œuvre initiale. Et de jouer autrement le tourniquet des identités sexuelles, de creuser d’autres sillons dans cette comédie du pouvoir, observateur attentif des pulsations d’un groupe, des effets de l’économie du monde télévisuel et de l’économie des sentiments qu’elle génère, et au-delà, celle des rancœurs, du désir, de la passion. Et Wackerbarth, lui-même acteur (on l’a vu récemment dans Toni Erdmann), attentif au jeu et aux acteurs, interroge ce que jouer engage, dans un film, tour supplémentaire, très largement issu d’improvisations. (NF)</p>
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		<title>El auge del humano</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/el-auge-del-humano-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 20:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour ce premier long métrage, Eduardo Williams poursuit son principe de déambulations mis en œuvre dans ses précédents courts qui nous avaient emmenés en Argentine ou au Vietnam. ici nous glissons de Buenos Aires au Mozambique puis aux Philippines. Trois espaces se succèdent et trois réalités que l’on découvre à chaque fois au prisme d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce premier long métrage, Eduardo Williams poursuit son principe de déambulations mis en œuvre dans ses précédents courts qui nous avaient emmenés en Argentine ou au Vietnam. ici nous glissons de Buenos Aires au Mozambique puis aux Philippines. Trois espaces se succèdent et trois réalités que l’on découvre à chaque fois au prisme d’un jeune personnage, son lien à ses amis ou sa famille. S’y dessine sa vie nonchalante, sans tensions ni éclats, et le désir partout partagé. En reliant les personnages, les espaces (la ville, la savane, la jungle) comme les géographies, le film esquisse la possibilité de parcours communs et de communauté au-delà des distances. Le suggèrent aussi à leur échelle les nombreuses et longues marches que l’on suit, où le groupe se fait ou défait, selon un mouvement organique. Des déplacements aux rythmes indolents qui concourent à l’atmosphère singulière de ce film porté par une caméra fluide, plans souvent larges inscrivant les corps dans leur environnement, semblant les suivre dans leurs gestes, leur mobilité. Williams infuse à ces corps, ces espaces et ces moments, une dimension sensuelle, onirique parfois, quasi hypnotique. Et nous immerge ainsi, à l’image de cette montée des eaux du début du film, dans un monde liquide (l’eau conclura aussi le film) constitué de circulation des désirs et de leurs possibles points de fuite, géographiques ou mentaux, comme le laisse entendre le finale. (NF)</p>
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		<title>AUTOPORTRAIT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-autoportrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Une jeune femme, Simone Fattal, comme pour se découvrir, choisit de s’exposer à l’oeil de la caméra, afin que se révèle – mieux que par n’importe quel miroir ? – une part d’elle-même. Simone se prête, sans jouer, à ce jeu de reflet que permet le cinéma – choisissant délibérément de se plier aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Une jeune femme, Simone Fattal, comme pour se découvrir, choisit de s’exposer à l’oeil de la caméra, afin que se révèle – mieux que par n’importe quel miroir ? – une part d’elle-même. Simone se prête, sans jouer, à ce jeu de reflet que permet le cinéma – choisissant délibérément de se plier aux impératifs de la captation, acceptant les approximations que la confrontation à l’objectif pourrait générer, et prenant le risque, non sans une juste réserve, de se dévoiler aux yeux des autres. Simone se montre, toute en spontanéité, en se racontant, par touches, par bribes et fragments – laissant libre cours à la franchise: acceptant sans compromis de se soumettre à cet exercice de sincérité et de vérité, qu’elle s’impose et exige. Car Simone semble attendre, avant tout, de cette « réalisation » de sa propre image, une forme de clarté – le cinéma devenant alors le medium, ou plutôt la condition privilégiée pour que paraisse – ou mieux, pour rendre possible, une réalité, qu’il est seul à même de saisir, de rendre visible, selon son propre équilibre d’ombres et de lumières. C’est pourquoi ce film est avant tout une recherche – cinématographique – qui tend à voir : à voir surgir, en regard, une part de soi – cette part de soi qui ne nous appartient pas en propre, tant il est vrai que nous sommes chacun, même à notre insu, un visage de notre humanité?»</p>
<p>(Eugénie Paultre)</p>
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		<title>À PEINE OMBRE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-a-peine-ombre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[On se souvient de Nawna (primé au FID 2007), tourné dans le Grand Nord canadien des Inuits. Nazim Djemaï, à l’écoute de la difficile transmission entre générations, y laissait les paroles recueillies se fondre dans une étendue neigeuse loin du simple décor. Voici à nouveau la nature, avec ses saisons clairement marquées cette fois, et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de Nawna (primé au FID 2007), tourné dans le Grand Nord canadien des Inuits. Nazim Djemaï, à l’écoute de la difficile transmission entre générations, y laissait les paroles recueillies se fondre dans une étendue neigeuse loin du simple décor. Voici à nouveau la nature, avec ses saisons clairement marquées cette fois, et à nouveau le verbe, très diversifié en réalité, matières de son dernier film. Car c’est de La Borde qu’il s’agit, clinique fameuse pour son site en pleine campagne, son château côtoyant sur 40 hectares de bois et d’étangs, un jardin potager, une serre, un poulailler. Mais plus célèbre encore Sauver pour le choix fait par son fondateur, le docteur Jean Oury, en 1953, d’y remettre radicalement en cause la pratique psychiatrique, les rapports et la hiérarchie de l’accès au savoir entre patients et soignants.<br />
Pour décrire ce paysage rare, fait de lieux autant que d’êtres, Nazim Djemaï déroule simplement une suite de portraits, longues séquences en plans fixes, chaque protagoniste décidant de l’endroit, quelquefois insolite (tel ce jeune homme debout près d’une machine qui assourdit ses propos), où il souhaitait s’exprimer. Dans cette succession de discours, du flux de paroles jusqu’au mutisme, de pensionnaires et de membres de l’équipe de soin, la surprise, l’émotion, la gravité, le comique parfois aussi, singularisent autant chacun d’eux «devant les hautes solitude de la maladie » (N. Djemaï) que la distribution des rôles attendue en est perturbée.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
<p>Entretien avec Nazim Djemaï au sujet de À PEINE OMBRE paru dans le quotidien<br />
du FIDMarseille du 5 juillet 2012</p>
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		<title>POUSSIÈRES D’AMÉRIQUE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2011-poussieres-damerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[« Ce film est une improvisation. Un journal de travail. Un poème un peu long fait de morceaux d’autres films, de bout de phrases, de musiques et de sons d’un peu de tout. Écrit dans la langue du cinéma. Sans dialogues. Sans commentaire. Muet. Mais bavard aussi parce qu’il raconte beaucoup d’histoires. Une vingtaine. Brèves, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Ce film est une improvisation. Un journal de travail. Un poème un peu long fait de morceaux d’autres films, de bout de phrases, de musiques et de sons d’un peu de tout. Écrit dans la langue du cinéma. Sans dialogues. Sans commentaire. Muet. Mais bavard aussi parce qu’il raconte beaucoup d’histoires. Une vingtaine. Brèves, infimes et qui mises ensemble font ce qu’on appelle la grande histoire. Ça parle d’Amérique. Donc de nous. Des morceaux de la vie de chacun. Un enfant, son père, sa mère, le lapin, le chien, les fleurs, votre enfance, la mienne, la nôtre. Les Indiens, Christophe Colomb, Apollo, la lune. Chaque personnage dit je. C’est le journal intime de chacun. L’autobiographie de tout le monde&#8230; » Voilà comment des Pallières présente son dernier opus, dont Diane Wellington (2010), avait déjà donné la méthode : montage d’archives anonymes au service de récits collectifs pour engranger, bien plus que des savoirs : des sensations, des émotions, et faire mûrir entre elles des greffes inédites. Si Gertrude Stein, dont il avait fait le Portrait Incomplet reste là, en embuscade, c’est dans cet art de faire tenir les choses ensemble en un fragile monument qui menace sans cesse de s’effondrer, nous emportant avec bonheur dans sa chute.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<title>AUGUST</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2011-august/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Un personnage d’écrivain allemande, dont on saura très peu sinon que sa mère perd la mémoire, se rend à Hiroshima pendant la période de la commémoration du bombardement. Guidée par un jeune traducteur japonais, elle rencontre des témoins, des habitants, mais, pas davantage que chez Resnais ou chez Suwa, elle ne parvient à mesurer autre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un personnage d’écrivain allemande, dont on saura très peu sinon que sa mère perd la mémoire, se rend à Hiroshima pendant la période de la commémoration du bombardement. Guidée par un jeune traducteur japonais, elle rencontre des témoins, des habitants, mais, pas davantage que chez Resnais ou chez Suwa, elle ne parvient à mesurer autre chose que la distance qui la sépare du lieu où elle se trouve et du motif qui l’y a mené. On le voit, à se confronter à telle histoire et à de semblables précédents, l’ambition de Mieko Azuma pour son premier film est grande. Mais si, à l’évidence, cette jeune cinéaste tient remarquablement son pari, c’est qu’elle a su faire s’entrecroiser de manière précise et délicate deux réalités. D’une part, par-delà toute traduction, le constat amer d’un impossible partage : champ et contre champ sont distribués ici sans réversibilité, sans continuité. Une langue ne traduit pas l’autre, encore moins ce qu’elle charrie de l’expérience de son passé et de ses douleurs. D’autre part, le film décrit très sobrement l’existence dans le Hiroshima d’aujourd’hui, qui se poursuit en menant un deuil sans ostentation, effacé, presque invisible. Ainsi abandonne-t-on parfois l’écrivain pour suivre un chauffeur de taxi et son fils, ou le trajet après le travail d’un conducteur de bus. Glissant de façon ténue et bouleversante entre registre documentaire et scènes jouées, Azuma invente une langue cinématographique à elle, pour évoquer à la fois la difficulté à transmettre et la nécessité de jouer des obstacles pour consolider la voie de la mémoire.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<item>
		<title>ÊTRE LÀ</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-etre-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Où? La maison d’arrêt des Baumettes à Marseille. Plus précisément, son Service Médico Psychologique Régional, où des psychiatres femmes ont choisi d’oeuvrer volontairement. Ce sont elles que Régis Sauder a décidé d’accompagner, le plus souvent dans le cabinet de ce Service, en dialogue avec des détenus dont on ne voit jamais le visage, loi oblige. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Où? La maison d’arrêt des Baumettes à Marseille. Plus précisément, son Service Médico Psychologique Régional, où des psychiatres femmes ont choisi d’oeuvrer volontairement. Ce sont elles que Régis Sauder a décidé d’accompagner, le plus souvent dans le cabinet de ce Service, en dialogue avec des détenus dont on ne voit jamais le visage, loi oblige. Du coup, même si le noir et blanc, le cadre et un montage dynamique exhibent à vif la violence des lieux, offrant un authentique périple cinématographique, celui-ci reste avant tout au service des paroles. Quelles paroles ? Celles qui peinent à se dire, celles hurlées de derrière les portes des cellules, celles (toutes, en vérité) qui frappent du plein fouet de la souffrance nos oreilles inaccoutumées à semblable détresse. Car dans ce flux résonnent aussi celles qui proviennent du désarroi jusqu’au découragement, confiées face caméra par les médecins elles-mêmes. Se révèle alors que ces paroles ne sont pas tant un vecteur de communication transparent qu’un matériau opaque, résistant, délicat à déchiffrer, et qu’il s’agit de tenter d’ouvrir au monde. Car toute cette entreprise pointe un paradoxe : venues pour soigner, soulager, ces médecins se heurtent à un mur. L’assurance d’un apaisement n’est jamais garantie, face à une institution par définition si brutalement contraignante. Pire, leur présence sert de caution à maintenir les choses en l’état, voire à légitimer davantage d’incarcérations. Y a-t-il alors, là, quelque place pour être? (JPR)</p>
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		<title>LES TROIS DISPARITIONS DE SOAD HOSNI</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2011-les-trois-disparitions-de-soad-hosni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[En amorce, quelques poussières sur une bande usée jusqu’à la trame, puis une image vacille, un son crépite, le visage rêveur d’une femme enfin apparaît et s’entend le murmure d’une injonction : « Souviens-toi ! ». De? Soad Hosni : une icône adulée du cinéma égyptien, actrice de près de cent films, née au Caire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En amorce, quelques poussières sur une bande usée jusqu’à la trame, puis une image vacille, un son crépite, le visage rêveur d’une femme enfin apparaît et s’entend le murmure d’une injonction : « Souviens-toi ! ». De? Soad Hosni : une icône adulée du cinéma égyptien, actrice de près de cent films, née au Caire en 1943 et morte suicidée à Londres en 2001. C’est l’histoire de la vie de cette star que Rania Stephan a choisi de raconter pour son premier long-métrage. Un biopic donc, mais, puisque Rania Stephan est par ailleurs monteuse réputée, fabriqué uniquement à partir de morceaux des films où Hosni a joué. Sans autre image que celles que Hosni a offertes à la caméra, sans commentaire ni voix autre que la sienne et celles de ses partenaires, voilà en somme Soad Hosni par elle-même. Mais l’actrice est ici un véhicule idéal pour circuler entre imaginaire et réalité, et son cinéma, plus qu’une usine à rêve, un révélateur. Si trois chapitres déclinent « trois disparitions », c’est que Rania Stéphan nous propose une triple traversée : dans l’histoire récente du cinéma égyptien ; dans ce qui y transparaît de l’histoire sociale et politique du pays, de l’époque de Nasser à celle de Moubarak ; dans l’évolution de la place et de l’image de la femme. Rien d’abstrait pour autant, le corps de Soad Hosni emplit l’écran de sa gloire, et ses films, copies VHS pour l’essentiel, à la matière tactile et altérée, se chargent de nourrir cette belle méditation de toute l’incarnation nécessaire à maintenir sa mélancolie fort présente.</p>
<p>Nicolas Feodoroff</p>
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		<title>JAJOUKA QUELQUE CHOSE DE BON VIENT VERS TOI</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-demande-a-ton-ombre-47727/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[En brefs tableaux stylisés, un conte archaïque ouvre le film pour revenir sur la création divine de la musique. Le mythe se prolonge dans un univers aux dimensions sacrées où il est difficile de départager le fantastique légendaire de sa perpétuation actuelle. Où est-on ? Dans le Rif marocain, à Jajouka, village où sont célébrés [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En brefs tableaux stylisés, un conte archaïque ouvre le film pour revenir sur la création divine de la musique. Le mythe se prolonge dans un univers aux dimensions sacrées où il est difficile de départager le fantastique légendaire de sa perpétuation actuelle. Où est-on ? Dans le Rif marocain, à Jajouka, village où sont célébrés depuis plus de deux mille ans, en musique et en danse, des rites de fertilité présidés par Bou-Jeloud, « le Père des Peaux», version locale du dieu Pan.<br />
On savait les frères Hurtado fameux musiciens : leur groupe Etant Donnés s’est signalé par sa collaboration avec Alan Vega, Genesis P-Orridge, parmi d’autres, ou avec Philippe Grandrieux pour qui ils ont réalisé la BO de plusieurs de ses films. On les savait aussi cinéastes expérimentaux. Les voilà conjuguer ici leur double passion, relevant le défi d’une remontée dans le temps pour saluer les Maîtres Musiciens de Jajouka, d’hier comme d’aujourd’hui. Le temps, d’ailleurs, aurait-il passé ? Il ne s’agit donc pas de fabriquer une partition destinée à accompagner des images autonomes, mais bien de faire de la musique (de sa stridente nudité, de son dépouillement incantatoire) et de son histoire, la substance même des images, du scénario à sa mise en scène. Leur choix, d’évidence pasolinien : ressusciter l’archaïsme en lui restant fidèle, dans le traitement des décors, des lumières, du jeu, des costumes. La beauté ici tient à ce frottement rugueux entre le mutisme des personnages et leurs élans effrénés en direction d’une autre voix possible.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
<p>Entretien avec Eric et Marc Hurtado au sujet de JAJOUKA, QUELQUE CHOSE DE BON VIENT VERS TOI paru dans le quotidien du FIDMarseille du 5 juillet</p>
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