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	<title>Grand Prix d&#8217;Honneur &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Grand Prix d&#8217;Honneur &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>CEMETERY OF SPLENDOUR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/cemetery-of-splendour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:28:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul Il y a bien un évènement au coeur de Cemetery of Splendour, le débordement des couleurs et avec elles, la léthargie qui semble s’étendre aux dimensions de la ville ou peut-être du pays. Ce n’est pourtant pas le signal d’une scission, plutôt d’un approfondissement littéral. La mise en scène creuse l’espace dans tous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: transparent;">Apichatpong Weerasethakul</span><br />
Il y a bien un évènement au coeur de <em>Cemetery of Splendour</em>, le débordement des couleurs et avec elles, la léthargie qui semble s’étendre aux dimensions de la ville ou peut-être du pays. Ce n’est pourtant pas le signal d’une scission, plutôt d’un approfondissement littéral. La mise en scène creuse l’espace dans tous les sens. Après une surimpression renversante qui fusionne deux perspectives, l’une verticale sur plusieurs étages d’escalators, l’autre horizontale sur la salle d’hôpital où les appareils lumineux rayonnent doucement, on voit Jenjira revenir dans la même salle déserte, couverte d’un humus de feuilles mortes et d’objets abîmés, comme si plusieurs années s’étaient brusquement écoulées. À partir de là, Itt, Keng et Jenjira vont poursuivre leur drôle d’histoire dans des lieux grands ouvert : aussi bien ces kiosques et plateformes qui apparaissent dans tous les films de Weerasethakul et mettent les figures sur des plateaux provisoires, que le parc où l’on est invité à voir un palais, ou un terrain de foot bizarrement chamboulé par les pelleteuses comme une version à ciel ouvert de la chambre aux dunes de Stalker. <em>Cemetery of Splendour</em> ressemble à ces rubans qui transforment une impulsion minuscule donnée à une extrémité en ondoiement gigantesque, à l’autre bout. Des premiers plans montrant Itt endormi dans son lit, sous une fenêtre cadrant le dehors, jusqu’au terrain de foot final devant lequel Jenjira reste stupéfaite, le film raconte une sorte d’explosion discrète de l’espace, une confusion lente du dessus et du dessous, du proche et du lointain.<br />
Cyril Béghin, Cahiers du cinéma, septembre 2015</p>
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		<title>SYNDROMES AND A CENTURY</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/syndromes-and-a-century/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 12:36:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul Syndromes and a Century avait pour titre de travail Intimacy. L’intitulé final y fait encore référence : Apichatpong, toujours exceptionnellement attentif aux élans sentimentaux, conçoit l’amour comme un syndrome. Après s’être attaché à raconter une séparation, il voulait cette fois narrer la rencontre de ses parents médecins dans l’hôpital d’une petite ville de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: transparent;">Apichatpong Weerasethakul</span><br />
<em>Syndromes and a Century</em> avait pour titre de travail <em>Intimacy</em>. L’intitulé final y fait encore référence : Apichatpong, toujours exceptionnellement attentif aux élans sentimentaux, conçoit l’amour comme un syndrome. Après s’être attaché à raconter une séparation, il voulait cette fois narrer la rencontre de ses parents médecins dans l’hôpital d’une petite ville de Thaïlande, Khon Kaen, où il est né et où vit encore sa mère. « Plus j’avançais, plus je pensais que ce que nous filmions ne collait plus au mot « intimité ». Le film monté ressemblait à un véhicule en mouvement… D’où cette idée du siècle. » Plus Syndromes avance, plus il s’élargit aux dimensions d’un peuple et d’un pays. Comme <em>Tropical Malady</em>, il s’achève à la mi-temps pour repartir d’un autre endroit, passant d’une petite clinique de province à un hôpital high-tech, tout en conservant les mêmes acteurs et en répétant certaines scènes. La jungle qui bordait le lieu a disparu au profit de chantiers de construction, mais le même souci demeure pour chacun de prodiguer ou de réclamer des soins. En joignant l’affect au siècle, la musique à la santé, la permanence des sentiments au mouvement des villes, le futur vers lequel tend <em>Syndromes</em> est celui d’un peuple trouvant sa cohésion dans l’amour et la pommade, dans la médecine des âmes et des corps.<br />
Antoine Thirion, Cahiers du cinéma, juin 2007</p>
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		<title>MEMORIA</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/memoria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:29:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul « Memoria est un mélange de souvenirs, personnels et collectifs. Jessica se réveille coquille vide et absorbe les souvenirs des gens et des lieux. Le nom de Jessica est un hommage à l’un de mes films favoris, I walked with a zombie de Jacques Tourneur. Dans ce film, Jessica Holland est l’épouse hébétée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: transparent;">Apichatpong Weerasethakul</span><br />
« <em>Memoria</em> est un mélange de souvenirs, personnels et collectifs. Jessica se réveille coquille vide et absorbe les souvenirs des gens et des lieux. Le nom de Jessica est un hommage à l’un de mes films favoris, <em>I walked with a zombie</em> de Jacques Tourneur. Dans ce film, Jessica Holland est l’épouse hébétée d’un propriétaire de champs de cannes à sucre qui est irrésistiblement attirée par le son des tambours vaudous dans la nuit. Ici, Jessica est l’esprit du néant. Elle réagit comme un amplificateur (ou une antenne). Ce crâne percé doit être rempli ou entièrement vidé. On l’ignore. Ce signe d’humanité existe profondément dans les montagnes, qui contiennent elles-mêmes des couches de mémoires. Jessica marche beaucoup, ce qui représente à mes yeux un geste d’élégance, afin de repérer et de rassembler ces couches. Puis elle s’assoit près du courant et écoute. Le temps ralentit. Cela ressemblerait-il à mettre les gens sur écoute &#8211; ou à faire un film dans un pays étranger ? Posséder, être possédé &#8211; un état d’équilibre quand le soi s’évanouit ; quand le rien signifie liberté. Peut-être était-ce là la réponse à tout, y compris à la migration de Jessica / Tilda. »<br />
Apichatpong Weerasethakul</p>
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		<title>ONCLE BOONMEE, CELUI QUI SE SOUVIENT DE SES VIES ANTERIEURES</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/oncle-boonmee-celui-qui-se-souvient-de-ses-vies-anterieures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:27:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul « Ce qui rend Oncle Boonmee si singulier, c’est que son sens de l’amalgame et de la relance sert un jeu d’échos entre le proche et le lointain, entre l’intime et le public, entre murmures secrets et rumeur du monde. Pour passer par de tels relais sensoriels, le film a besoin d’éprouver sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: transparent;">Apichatpong Weerasethakul</span><br />
« Ce qui rend <em>Oncle Boonmee</em> si singulier, c’est que son sens de l’amalgame et de la relance sert un jeu d’échos entre le proche et le lointain, entre l’intime et le public, entre murmures secrets et rumeur du monde. Pour passer par de tels relais sensoriels, le film a besoin d’éprouver sa propre extinction, de prendre le risque d’une sous-fictionnalisation, qui incite les spectateurs à tendre l’oreille et ouvrir les yeux. En témoigne cette attention pour les lueurs, les lucioles et les « infras-sons », autant d’éléments porteurs d’une émotion inversement proportionnelle à leur intensité sonore ou lumineuse. L’épisode de l’excursion dans la grotte, temple où Boonmee vient déposer son dernier souffle, est à ce titre un sommet d’intensité : enfoncement dans le noir, confession murmurée devant l’angoisse d’une possible cécité, heureuse et inattendue découverte d’une voûte scintillante dans les tréfonds de l’obscurité, aménagement de la chambre mortuaire, derniers souffles bercés par l’écoulement du jus de la dyalise du mourant, un son paisible qui évoque celui qu’on recueille à la naissance d’une source. Puis le lendemain, retour d’une lumière tranchante, bourdonnements solaires de la jungle qui viennent se mixer, avec le plus parfait naturel, aux lancinantes prières des obsèques arrangées comme pour un set électro : capables de relier le fil de l’atonalité à l’extase de la transe libératoire. Jamais sans doute depuis le plan-séquence final de <em>Profession : reporter d’Antonioni</em>, une agonie n’aura été accompagnée avec autant de patience, transmettant par son mouvement même, une sentiment de compassion purement cinématographique, c’est-à-dire uniquement raccordé aux simples perceptions lumineuses, spatiales et surtout auditives et temporelles. »<br />
Joachim Lepastier, Cahiers du cinéma, septembre 2010</p>
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		<title>PHANTOMS OF NABUA</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/phantoms-of-nabua/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:26:36 +0000</pubDate>
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		<title>A LETTER TO UNCLE BOONMEE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/a-letter-to-uncle-boonmee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:25:27 +0000</pubDate>
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		<title>VAMPIRE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/vampire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:19:58 +0000</pubDate>
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		<title>MOBILE MEN</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/mobile-men/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 12:45:36 +0000</pubDate>
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		<title>EMERALD</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/emerald/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luc Douzon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 12:44:40 +0000</pubDate>
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		<title>LUMINOUS PEOPLE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/luminous-people/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 12:38:21 +0000</pubDate>
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