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	<title>Compétition Premier Film &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>Compétition Premier Film &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>HONK!</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Comme on sait, la peine de mort est toujours en vigueur dans certains États des États-Unis. Comme on sait ? C’est justement la nature de ce savoir, son éloignement, son abstraction et la discrétion perverse de l’application d’une telle loi qu’entendent remettre en cause, après tant d’autres, Arnaud Gaillard et Florent Vassault. En choisissant d’éviter [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme on sait, la peine de mort est toujours en vigueur dans certains États des États-Unis. Comme on sait ? C’est justement la nature de ce savoir, son éloignement, son abstraction et la discrétion perverse de l’application d’une telle loi qu’entendent remettre en cause, après tant d’autres, Arnaud Gaillard et Florent Vassault. En choisissant d’éviter deux pièges : répéter l’abstraction en abordant à traits trop larges un dossier si épais ; aveugler de pathétique en n’exhibant que la douleur singulière. Aussi ont-ils pris le parti de faire trois rencontres, manière de restituer trois expériences, contre champs de celles de ces nombreux condamnés, invisibles de toute façon pour la plupart. La famille d’une victime qui a choisi d’aller assister à l’exécution du meurtrier ; un homme, jugé sous le coup d’une erreur judicaire ; la mère d’un détenu incarcéré non loin de chez elle. Au milieu de ces témoignages, un avocat prend la parole, explicite, élargit à l’histoire du pays. Si lene revendique pas davantage que la modestie d’un klaxon, comme celui que s’applique à faire résonner de la route qui longe la prison la mère du troisième volet, et qui donne son titre à l’ensemble, un tel signal n’en reste pas moins vigoureux rappel au scandale</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<title>LE PETIT OISEAU</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2013-le-petit-oiseau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dane Komljen choisit de multiplier les pistes, et de les brouiller. Par goût, peut-être, du secret. Par appétit, à coup sûr, c’est si manifeste, de mettre en rapport une chose avec tant d’autres. Par exemple? Un bâtiment postconstructiviste et des lieux de drague homo, l’amitié et la stratégie, les livres et les images, l’Histoire récente [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dane Komljen choisit de multiplier les pistes, et de les brouiller. Par goût, peut-être, du secret. Par appétit, à coup sûr, c’est si manifeste, de mettre en rapport une chose avec tant d’autres. Par exemple? Un bâtiment postconstructiviste et des lieux de drague homo, l’amitié et la stratégie, les livres et les images, l’Histoire récente des Balkans et une forêt soudain privée de ses sentiers, la vidéo trash expérimentale et le soin des cadres, etc. Son « petit oiseau » donc, saute bel et bien de branche en branche, et rapporte au final de quoi édifier mieux qu’un nid : les méandres réjouissants d’un labyrinthe en ramassé. Qui s’y perd, qui s’y retrouve ? Bien malin qui en tranchera. Lui-même, d’ailleurs, ne semble pas vraiment se préoccuper de trouver la sortie, tout occupé qu’il est à ménager place pour toujours davantage de saveurs, de feuilletés de sens, de virevoltes virtuoses d’images et de sons. Sophistiqué, joueur, persiffleur et habile chanteur, ce petit oiseau a déjà les ailes exercées pour de plus longs vols. Celui-ci, bref mais intense, pas pour rien en compétition Premier, nous invite par avance à surplomber des paysages réels et imaginaires, physiques et mentaux, qu’on aimerait voir durer.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<title>1048 Lunes</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/1048-lunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 20:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[D’abord, l’attente. Celle de Briséis qui, délaissée, face à la mer, attend Achille. Puis Phyllis, déambulant par bois et chemins, qui attend Démophon ; et aussi Héro à guetter le retour de Léandre ; Oenone attendant Pâris ; et bien sûr Pénélope, campée par Françoise Lebrun, à se languir d’Ulysse. Autant de personnages empruntés aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>D’abord, l’attente. Celle de Briséis qui, délaissée, face à la mer, attend Achille. Puis Phyllis, déambulant par bois et chemins, qui attend Démophon ; et aussi Héro à guetter le retour de Léandre ; Oenone attendant Pâris ; et bien sûr Pénélope, campée par Françoise Lebrun, à se languir d’Ulysse. Autant de personnages empruntés aux Héroïdes, texte d’Ovide qui revisitait en son temps les figures féminines de la mythologie grecque sous forme d&#8217;adresses écrites à l’époux ou l’amant dont elles étaient séparées. charlotte Serrand prolonge le geste de réappropriation, et si les costumes évoquent l’antiquité, les falaises de Bretagne face à la mer et leur bunkers renvoient très lointainement à la Grèce. Des lettres où il s’agit d’attente, de désir, de souffrance, il restera très peu, sinon quelques tableaux, et les figures rhétoriques seront prises en charge par autant de musiques à l’anachronisme assumé. Naît un flottement, une tension menant d’hier à aujourd’hui. Peu à peu cette relecture pleine d&#8217;humour et d&#8217;incongruités se nourrit du présent, la soumission des femmes se fissure, se déplace : elles se rencontrent, s’occupent, comme ce moment de baignade bien contemporain. Seule subsistera l’adresse de Pénélope &#8211; question de génération ? Qu’au final, elles oublieront, décidant de partir ensemble, en achevant les 1048 lunes du titre, leur temps d’attente à toutes réunies. (NF)<br />
<span style="color: transparent;">Charlotte Serrand</span></p>
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		<title>I USED TO SLEEP ON THE ROOFTOP</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/i-used-to-sleep-on-the-rooftop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 20:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Comment parler des choses ? Comment pointer les importances ? Comment dévoiler sans trahir ? Comment être exact sans prétendre vendre de l’information ? Le cinéma n’a-t-il pas été, depuis sa naissance, l’invention d’un tel geste, élémentaire et complexe, simplissime et sophistiqué ? Nous soutiendrons l’affirmative et le si beau premier film d’Angie Obeid – [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment parler des choses ? Comment pointer les importances ? Comment dévoiler sans trahir ? Comment être exact sans prétendre vendre de l’information ? Le cinéma n’a-t-il pas été, depuis sa naissance, l’invention d’un tel geste, élémentaire et complexe, simplissime et sophistiqué ? Nous soutiendrons l’affirmative et le si beau premier film d’Angie Obeid – stupéfaction ! &#8211; en est la preuve fulgurante. À quoi tient ce film ? À l’attente que Nuhad, l’une des deux « héroïnes », éprouve ? Sans doute, mais ce n’est pas assez, l’attente est lot bien trop commun. À la manière dont l’horoscope récité chaque jour par Nuhad fait office de scénario ? Peut-être, mais ce n’est pas assez, les scénarios s’épuisent d’eux-mêmes avant de nous avoir épuisé de leur avenir clos. À quoi alors ? On pourrait, il faudrait, évoquer la précision et la fermeté de chaque composition, de chaque cadre, de chaque plan. Rien, ici, n’est laissé au hasard ; rien, ici, n’est construit sans miroir ; rien, ici, n’est le fruit d’un regard sans amour. Tout, ici, a été mesuré, pesé, évalué : aimé – quel autre mot ? Personne, en dépit de l’annonce fallacieuse du titre, n’a quitté le plateau pour s’évader sur la terrasse. c’est bien évidemment les scènes où les deux femmes partagent l’espace qui sont, littéralement, les plus renversantes : s’y dit un présent chamboulé, mais à même les murs, comme si une geôle provisoire s’était faite soudain asile. (JPR)</p>
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		<title>AMI, ENTENDS-TU</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-ami-entends-tu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En 1922, le grand écrivain russe, Ossip Mandestam, disparu en 1938, déporté en Sibérie, écrivait : « Mon siècle, ma bête, qui saura plonger dans tes pupilles ? ». De cette question Nathalie Nambot fait son départ. Cela ne se voit pas d’entrée, mais se confirme au fur et à mesure, aussi lentement que la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1922, le grand écrivain russe, Ossip Mandestam, disparu en 1938, déporté en Sibérie, écrivait : « Mon siècle, ma bête, qui saura plonger dans tes pupilles ? ». De cette question Nathalie Nambot fait son départ. Cela ne se voit pas d’entrée, mais se confirme au fur et à mesure, aussi lentement que la respiration d’un survivant, son film est une longue dédicace à la lucidité insoumise. Celle d’hier (hier ?) de l’ère stalinienne, jusqu’à la Russie d’aujourd’hui (d’aujourd’hui ?). Enregistrer l’immobilisme, lui opposer le rythme des soulèvements, c’est-à-dire mélanger les temporalités, celle de l’impitoyable permanence de l’horreur, celle du coupant des vers et des cris, c’est son projet. Ambitieux, on l’aura saisi. Et donc modeste, car pour remuer le temps il y faut, sauf à s’égarer dans les bons sentiments, des complicités incarnées. Mandelstam. Nadejda, son épouse, qui, appri par coeur, sauva ses textes de l’oubli. Anna Akhmatova, l’amie. Tous sont témoins, au présent : entendus, redits, offerts à la lecture, vivants à arpenter l’espace de la ville, d’un paysage. Tous, à dire, ce que vous voyez n’est pas l’unique propriété des vainqueurs. Avec eux, le maintenant : évocation du carnage de l’assaut du théâtre de la Doubrovka en octobre 2002, parole publique de Stanislav Markelov, avocat assassiné en pleine rue en janvier 2009.</p>
<p>Nicolas Féodoroff  &#038; Jean-Pierre Rehm </p>
<p>Entretien avec Nathalie Nambot au sujet de AMI, ENTENDS-TU paru dans le quotidien du FIDMarseille du 12 juillet 2010</p>
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		<title>CHECK CHECK POTO</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-check-check-poto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Aubervilliers, le centre Mosaïque, bien nommé. Cette « structure d’accueil » est ouverte aux jeunes de 12 à 17 ans, ils s’y rendent pour tchatcher, prendre le temps d’un somme, d’un goûter ou d’une rencontre. “Check Check Poto” ? Un nom de code adolescent, alliant le geste à la parole, contrat tacite de respect et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aubervilliers, le centre Mosaïque, bien nommé. Cette « structure d’accueil » est ouverte aux jeunes de 12 à 17 ans, ils s’y rendent pour tchatcher, prendre le temps d’un somme, d’un goûter ou d’une rencontre. “Check Check Poto” ? Un nom de code adolescent, alliant le geste à la parole, contrat tacite de respect et de distance, celui, précisément, de ce premier film de Julia Varga (dont a circulé déjà, ici et là, une version brève). Enregistrer sans se dissimuler, tel est l’objectif : capter les histoires singulières d’une adolescence, ici et maintenant.<br />
Un espace scénique, que la caméra ne quittera pas, et où résonnent hors champ les bruits de la ville, échos d’un dehors qu’on saisit âpre. Rien de spectaculaire, zéro psychologie, nulle typologie, mais le temps offert aux paroles et aux situations pour déplier sous les frimousses tout leur fripé. Travail patient que restitue le choix de longues séquences pour faire place à l’écoute, capter un geste, entre la volonté de jouer au grand et les marques encore de la petite enfance. Des portraits se dessinent, des vies se devinent, mais, déterminant ici, avec la fragilité de cet âge de tous les désirs, de toutes les contraintes, dans ce moment singulier où s’inscrivent ces corps encore incertains. On retrouve certes des histoires de garçons et de filles, d’école, de bagarres, de clans, mais dans tout cela se décrit en creux le rapport à soi, à son image, à la loi, à la transgression, au langage.</p>
<p>Nicolas Féodoroff</p>
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		<title>Warless Day</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/warless-day/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 20:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Hamed Mohammadi capte la vie quotidienne de l’artiste Solmaz Vakilpour qui s’apprête à mener une action-performance devant la gare de cologne. Epaulée par son fils, son compagnon et des amis militants, elle s’ingénie à préciser les contours de l’action à venir. c’est alors qu’une amie, l’actrice iranienne Moujan Mohammad Taher, l’appelle : ne supportant plus [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hamed Mohammadi capte la vie quotidienne de l’artiste Solmaz Vakilpour qui s’apprête à mener une action-performance devant la gare de cologne. Epaulée par son fils, son compagnon et des amis militants, elle s’ingénie à préciser les contours de l’action à venir. c’est alors qu’une amie, l’actrice iranienne Moujan Mohammad Taher, l’appelle : ne supportant plus l’oppression, littéralement désespérée par les conditions de vie en Iran, Moujan veut se filmer nue dans les rues de Téhéran.<br />
Comme en écho à la situation iranienne, la caméra de Mohammadi reste le plus souvent confinée à l’intérieur des murs du foyer. c’est le lieu des secrets, de la parole libérée, mais aussi le lieu d’une chaleur inépuisable. Tous assistent au dilemme de Solmaz, déchirée entre son désir de protestation au mépris de tout ordre moral supérieur, et ses responsabilités : quel droit a-t-elle, en tant qu’activiste, d’inspirer d’autres femmes à mettre leur vie en jeu ? Chaque nuit, à travers le téléphone, Solmaz tente de « rendre la raison » à Moujan. Car même si <em>Warless Day</em> est rythmé par une valse des langues, elles qui révèlent tout un réseau d’entraide, un réseau d’amour, on finit toujours par buter sur les mots dès lors qu’il s’agit de préciser l’ampleur du risque encouru. Mais quelle issue sinon la mort ou les tortures de la prison d’Evin ? Et pourtant, à la fin d’une longue insomnie inquiète, un nouveau jour se lèvera. Et avec lui, sa bonne nouvelle. (V.P.)</p>
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		<title>AUTOPORTRAIT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-autoportrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[« Une jeune femme, Simone Fattal, comme pour se découvrir, choisit de s’exposer à l’oeil de la caméra, afin que se révèle – mieux que par n’importe quel miroir ? – une part d’elle-même. Simone se prête, sans jouer, à ce jeu de reflet que permet le cinéma – choisissant délibérément de se plier aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Une jeune femme, Simone Fattal, comme pour se découvrir, choisit de s’exposer à l’oeil de la caméra, afin que se révèle – mieux que par n’importe quel miroir ? – une part d’elle-même. Simone se prête, sans jouer, à ce jeu de reflet que permet le cinéma – choisissant délibérément de se plier aux impératifs de la captation, acceptant les approximations que la confrontation à l’objectif pourrait générer, et prenant le risque, non sans une juste réserve, de se dévoiler aux yeux des autres. Simone se montre, toute en spontanéité, en se racontant, par touches, par bribes et fragments – laissant libre cours à la franchise: acceptant sans compromis de se soumettre à cet exercice de sincérité et de vérité, qu’elle s’impose et exige. Car Simone semble attendre, avant tout, de cette « réalisation » de sa propre image, une forme de clarté – le cinéma devenant alors le medium, ou plutôt la condition privilégiée pour que paraisse – ou mieux, pour rendre possible, une réalité, qu’il est seul à même de saisir, de rendre visible, selon son propre équilibre d’ombres et de lumières. C’est pourquoi ce film est avant tout une recherche – cinématographique – qui tend à voir : à voir surgir, en regard, une part de soi – cette part de soi qui ne nous appartient pas en propre, tant il est vrai que nous sommes chacun, même à notre insu, un visage de notre humanité?»</p>
<p>(Eugénie Paultre)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>DEMANDE À TON OMBRE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2012-demande-a-ton-ombre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Huit ans après voir quitté l’Algérie, son pays natal, pour la France, Lamine Ammar-Khodja décide de mettre fin à son exil le 6 janvier 2011, date du déclenchement des émeutes populaires à Alger. Organisé chronologiquement, le film se raconte à la première personne et, tout comme le fameux Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Huit ans après voir quitté l’Algérie, son pays natal, pour la France, Lamine Ammar-Khodja décide de mettre fin à son exil le 6 janvier 2011, date du déclenchement des émeutes populaires à Alger. Organisé chronologiquement, le film se raconte à la première personne et, tout comme le fameux Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire auquel le cinéaste rend hommage, il retrace les difficultés à retrouver sa place. Car ce cheminement n’est pas seulement affaire privée, mais l’occasion de revenir sur l’histoire récente de l’Algérie, au moment où celle-ci aurait pu prendre un nouveau tournant. C’est sur le ton de la comédie que le film avance, faisant preuve d’humour autant que d’ironie, en place du désespoir attendu. Mélangeant joyeusement les registres, s’amusant, libre et avec bien de la grâce, de l’outil cinématographique, revendiquant sa jeunesse frondeuse au nom de tous les jeunes laissés pour compte, ce premier long-métrage révèle à coup sûr un regard, une écriture : un cinéaste.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
<p>Entretien avec Lamine Ammar-Khodja au sujet de DEMANDE À TON OMBRE paru dans le quotidien du FIDMarseille du 8 juillet 2012</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LES HOMMES DEBOUT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-ami-entends-tu-95896/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Célébrer la mémoire ouvrière, ce n’est pas simple. Le motif sert si souvent un cynisme qui s’ignore, à redoubler l’oubli en multipliant mécaniquement la complaisance, en malaxant marxisme et christianisme en une pâte homogène, indigeste. Le pari devient donc défi, que tient bravement ici Jeremy Gravayat dans ce premier film. Au pathos odieux, à l’univoque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Célébrer la mémoire ouvrière, ce n’est pas simple. Le motif sert si souvent un cynisme qui s’ignore, à redoubler l’oubli en multipliant mécaniquement la complaisance, en malaxant marxisme et christianisme en une pâte homogène, indigeste. Le pari devient donc défi, que tient bravement ici Jeremy Gravayat dans ce premier film. Au pathos odieux, à l’univoque d’un martyr répété et capitalisé, il a préféré le risque et le flou de l’impureté, largement déployée. Impureté du noir et blanc mélangé à la couleur, par exemple, qui signe le brouillage de chronologies trop attendues et de présences si évidentes qu’il faut s’employer autrement à les faire vibrer, c’est-à-dire à les faire exister jusque dans leur hésitation. Impureté d’une filiation qui ose arc-bouter de vieux travailleurs immigrés à la figure de jeunes hommes errants, clochardisés. Impureté de la confrontation d’archives aux images aujourd’hui. Impureté des échos sonores enfin, et surtout, qui semblent les vrais guides d’un film qui joue avec astuce de sa structure en forme de reprise, de relais entre avant-hier et aujourd’hui. Les hommes debout désignés par le titre, ils ont d’abord titubé. Au rythme de leur aliénation, de leur relégation, d’hier, d’aujourd’hui, au rythme de chansons gravées sur cassettes ou sur de vieux vinyles. Leurs paroles ou leur mutisme viennent également dans ces refrains emprunter quelque tenue, pas davantage, mais ça autorise l’image à se trouver des complicités, et à ce film à s’avancer sans garde-fou.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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