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	<title>2010 &#8211; FIDMarseille</title>
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	<description>Festival international de Cinéma Marseille</description>
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	<title>2010 &#8211; FIDMarseille</title>
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		<title>AMI, ENTENDS-TU</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En 1922, le grand écrivain russe, Ossip Mandestam, disparu en 1938, déporté en Sibérie, écrivait : « Mon siècle, ma bête, qui saura plonger dans tes pupilles ? ». De cette question Nathalie Nambot fait son départ. Cela ne se voit pas d’entrée, mais se confirme au fur et à mesure, aussi lentement que la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1922, le grand écrivain russe, Ossip Mandestam, disparu en 1938, déporté en Sibérie, écrivait : « Mon siècle, ma bête, qui saura plonger dans tes pupilles ? ». De cette question Nathalie Nambot fait son départ. Cela ne se voit pas d’entrée, mais se confirme au fur et à mesure, aussi lentement que la respiration d’un survivant, son film est une longue dédicace à la lucidité insoumise. Celle d’hier (hier ?) de l’ère stalinienne, jusqu’à la Russie d’aujourd’hui (d’aujourd’hui ?). Enregistrer l’immobilisme, lui opposer le rythme des soulèvements, c’est-à-dire mélanger les temporalités, celle de l’impitoyable permanence de l’horreur, celle du coupant des vers et des cris, c’est son projet. Ambitieux, on l’aura saisi. Et donc modeste, car pour remuer le temps il y faut, sauf à s’égarer dans les bons sentiments, des complicités incarnées. Mandelstam. Nadejda, son épouse, qui, appri par coeur, sauva ses textes de l’oubli. Anna Akhmatova, l’amie. Tous sont témoins, au présent : entendus, redits, offerts à la lecture, vivants à arpenter l’espace de la ville, d’un paysage. Tous, à dire, ce que vous voyez n’est pas l’unique propriété des vainqueurs. Avec eux, le maintenant : évocation du carnage de l’assaut du théâtre de la Doubrovka en octobre 2002, parole publique de Stanislav Markelov, avocat assassiné en pleine rue en janvier 2009.</p>
<p>Nicolas Féodoroff  &#038; Jean-Pierre Rehm </p>
<p>Entretien avec Nathalie Nambot au sujet de AMI, ENTENDS-TU paru dans le quotidien du FIDMarseille du 12 juillet 2010</p>
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		<title>CEUX DE PRIMO LEVI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le centre Primo Levi a pour vocation d’accueillir les victimes de tortures et de violence politique. En provenance de plus de quarante pays, des femmes et des hommes, meurtris dans leur chair, dans leur mémoire et dans leur être, y sont écoutés, suivis, traités : « soignés ». Mais qu’est-ce que guérir un trauma de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le centre Primo Levi a pour vocation d’accueillir les victimes de tortures et de violence politique. En provenance de plus de quarante pays, des femmes et des hommes, meurtris dans leur chair, dans leur mémoire et dans leur être, y sont écoutés, suivis, traités : « soignés ». Mais qu’est-ce que guérir un trauma de cette nature ? Est-ce l’effacer ? Le maintenir, au contraire, mais apprivoisé ? C’est à l’intérieur du bâtiment parisien que la caméra d’Anne Barbé s’est placée, pendant trois ans, pour tenter de répondre à cette question. On ne verra pourtant aucun patient, la réalisatrice a fait un autre choix, dénué de spectaculaire, exempt d’obscénité. Elle a préféré faire entendre l’équipe pluridisciplinaire, des psychiatres, des généralistes, des assistantes sociales, des avocats, eux aussi venus de plusieurs horizons géographiques, qui se dévouent quotidiennement à ces souffrances.<br />
C’est là le trait décisif et remarquable du film : ce n’est pas seulement le partage d’expériences, de morceaux de vécu, dont il est question, mais de l’écoute de discours ‘autorisés’, qui trouvent leur origine dans un métier, une pratique, un savoir. Aucune opinion ici n’inflige son flottement, seule compte la précision des faits, des cures, des procès. Si de telles interventions n’atténuent rien des drames, elles se transforment pourtant en leçons magistrales. Nous voilà comme rarement instruits, sur ce lieu, sur ces demandeurs d’asile bien sûr, mais plus amplement encore sur notre rapport à l’horreur.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm<br />
Entretien avec Anne Barbé au sujet de CEUX DE PRIMO LEVI paru dans le quotidien du FIDMarseille du 11 juillet 2010</p>
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		<title>CHECK CHECK POTO</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-check-check-poto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Aubervilliers, le centre Mosaïque, bien nommé. Cette « structure d’accueil » est ouverte aux jeunes de 12 à 17 ans, ils s’y rendent pour tchatcher, prendre le temps d’un somme, d’un goûter ou d’une rencontre. “Check Check Poto” ? Un nom de code adolescent, alliant le geste à la parole, contrat tacite de respect et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aubervilliers, le centre Mosaïque, bien nommé. Cette « structure d’accueil » est ouverte aux jeunes de 12 à 17 ans, ils s’y rendent pour tchatcher, prendre le temps d’un somme, d’un goûter ou d’une rencontre. “Check Check Poto” ? Un nom de code adolescent, alliant le geste à la parole, contrat tacite de respect et de distance, celui, précisément, de ce premier film de Julia Varga (dont a circulé déjà, ici et là, une version brève). Enregistrer sans se dissimuler, tel est l’objectif : capter les histoires singulières d’une adolescence, ici et maintenant.<br />
Un espace scénique, que la caméra ne quittera pas, et où résonnent hors champ les bruits de la ville, échos d’un dehors qu’on saisit âpre. Rien de spectaculaire, zéro psychologie, nulle typologie, mais le temps offert aux paroles et aux situations pour déplier sous les frimousses tout leur fripé. Travail patient que restitue le choix de longues séquences pour faire place à l’écoute, capter un geste, entre la volonté de jouer au grand et les marques encore de la petite enfance. Des portraits se dessinent, des vies se devinent, mais, déterminant ici, avec la fragilité de cet âge de tous les désirs, de toutes les contraintes, dans ce moment singulier où s’inscrivent ces corps encore incertains. On retrouve certes des histoires de garçons et de filles, d’école, de bagarres, de clans, mais dans tout cela se décrit en creux le rapport à soi, à son image, à la loi, à la transgression, au langage.</p>
<p>Nicolas Féodoroff</p>
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		<title>FACE AU VENT, PARTITION BUISSONNIÈRE</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-face-au-vent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son premier film Hic Rosa, partition botanique (FID 2007), Anne- Marie Faux déployait autour de la figure de Rosa Luxemburg une réflexion politique et poétique sur l’engagement, ses fins et son au-delà nécessaire. Ce programme prend ici un autre tour, plus intime, plus audacieux : mettre à l’épreuve son propre parcours, ses utopies, ses désirs. L’on sait les écueils de l’intention autobiographique comme ceux de l’introspection. Ainsi une voix off masculine donne d’emblée le ton : « Il n’y a pas de journaux intimes. Cette seule expression est un non sens ». Exit les épanchements, confessions ou explications. Ici le « je » se déplie, fragmenté, en éclats. D’une lecture à l’autre, corps et voix multiples, les paroles s’enchevêtrent. Anne-Marie Faux tresse ses propres récits de l’histoire familiale prise dans l’Histoire du siècle avec des fragments de textes empruntés à d’autres, socles fermes. Des voix et des corps, des visages d’hier et d’aujourd’hui, qui, d’un temps à l’autre, d’une vie à l’autre, tissent peu à peu une trajectoire personnelle au détour de laquelle l’on aperçoit, hommages furtifs parmi d’autres, Virginia Woolf ou Chaplin, espaces du dehors et du dedans imbriqués. Une exploration des jardins intérieurs, des creux de l’enfance, où le politique et l’intime noués deviennent une invite pour continuer « de vivre et de gravir, dans le vent » comme nous y incitent les mots de Rosa Luxemburg.</p>
<p>Nicolas Féodoroff</p>
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		<title>HISTOIRE RACONTÉE PAR JEAN DOUGNAC</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/histoire-racontee-par-jean-dougnac/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Dans le lieu clos d’une chambre, un homme âgé, couché dans un lit, m’attend depuis trente ans. Il détient un secret et brûle de le divulguer. Je pose ma caméra DV au pied du lit. Le cadre de mon image transforme la chambre en scène de théâtre. Il ne s’agit pas d’une interview, plutôt [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Dans le lieu clos d’une chambre, un homme âgé, couché dans un lit, m’attend depuis trente ans. Il détient un secret et brûle de le divulguer. Je pose ma caméra DV au pied du lit. Le cadre de mon image transforme la chambre en scène de théâtre. Il ne s’agit pas d’une interview, plutôt d’un long monologue polyphonique filmé en plan fixe. Entre deux langues, le français et l’occitan, Jean Dougnac me raconte l’histoire singulière de mes parents dont j’ai été séparée à la naissance. Il me parle de ma mère Edmonde, du mystère de son handicap qu’il n’a jamais su résoudre. Il me révèle le secret de ma naissance. Les images sont dans sa voix. Rien n’est linéaire dans son récit : l’exposition d’une tragédie familiale plane, père et mère désavantagés, la misère, l’abandon, le tribunal des assistantes sociales. Mais c’est un fond sur lequel viennent se détacher d’autres histoires cinématographiques et politiques, d’autres vies en mouvement explorées avec les mots. La fin de sa narration est un suspense, un happy end, une fin ouverte à la fable, et un personnage en chemin. »<br />
Ainsi Noëlle Pujol décrit-elle son film, et on ne saurait mieux dire. Ajouter qu’évidemment cela résonne du côté d’Eustache, c’est-à-dire d’une forme d’ethno-poésie, genre trop peu pratiqué. Ajouter encore que ce film, dont des bouts avaient été montrés déjà (sous le titre VAD, FID 2003), s’est fabriqué de 2001 à 2009. Le temps de la mémoire est long, et la patience requise, mais cette réalisatrice nous a déjà montré son talent en cette matière.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm<br />
Entretien avec Noëlle Pujol au sujet de HISTOIRE RACONTÉE PAR JEAN DOUGNAC paru dans le quotidien du FIDMarseille du 11 juillet 2010</p>
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		<title>JULIEN</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-julien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Gaël Lépingle affectionne ce qu’il appelle « le temps désaccordé ». Il en avait fait le titre d’un portrait du cinéaste Guy Gilles en 2008 et, auparavant, la matière première de l’évocation d’une membre d’Action Directe dans sa rigoureuse Prisonnière du Pont-aux-Dions (FID 2006). De Julien, si le synopsis fait mince (« des adolescents jouent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gaël Lépingle affectionne ce qu’il appelle « le temps désaccordé ». Il en avait fait le titre d’un portrait du cinéaste Guy Gilles en 2008 et, auparavant, la matière première de l’évocation d’une membre d’Action Directe dans sa rigoureuse Prisonnière du Pont-aux-Dions (FID 2006). De Julien, si le synopsis fait mince (« des adolescents jouent aux chevaliers, se rêvant un destin, une quête, qui les mèneraient loin de la Beauce où ils ont grandi »), il indique encore assez ce désaccord majeur. Entre une jeunesse et ses rêves, entre la campagne française et un ailleurs ignoré, entre l’enfance et le fade imaginaire adulte qui menace de l’effacer. C’est à l’endroit de cet « entre », fissures, chiches intervalles, que le film va insister et se loger pour inventer une écriture à lui, âpre et sophistiquée à la fois. D’une part, le matériau documentaire abonde : les champs battus de machines agricoles, les routes empruntées à scooter à deux, les maisonnées blêmes d’un paysage transformé en lointaine banlieue, les visages butés des ados, leur rituel gravement dansé, leurs projets d’avenir mécaniquement débités. Mais, d’autre part, Lépingle refuse de croire que cette fatalité fasse verdict, car il entend, sous les poses et les mutismes, gronder autre chose. Si l’appétit épique et le lyrisme grandissent ses « personnages » ailleurs, c’est qu’à l’évidence son regard les y accompagne avec amour. Et c’est à l’occasion d’un spectacle son et lumière médiéval que vont s’affronter tous les régimes d’un temps maintenu, comme en état de grâce, désaccordé.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm<br />
Entretien avec Gaël Lépingle au sujet de JULIEN paru dans le quotidien du FIDMarseille du 7 juillet 2010</p>
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		<title>LA BM DU SEIGNEUR</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-la-bm-du-seigneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Énigmatique, le titre est beau, mais surtout il dit très bien ce dont il retourne. Des allers-retours entre la flambe et Dieu. Entre le trafic de voitures volées et le commerce en direct avec les anges : affaire de vitesse, de révélation, d’éblouissement, feu des phares ou vision miraculeuse. Affaire d’hommes, plus grands que nature. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Énigmatique, le titre est beau, mais surtout il dit très bien ce dont il retourne. Des allers-retours entre la flambe et Dieu. Entre le trafic de voitures volées et le commerce en direct avec les anges : affaire de vitesse, de révélation, d’éblouissement, feu des phares ou vision miraculeuse. Affaire d’hommes, plus grands que nature. Mais d’abord, où est-on? Dans le Nord de la France, en compagnie de Fred Dorkel et sa famille, ses amis, communauté, comme on dit, des gens du voyage. Mais attention : pas de guitare, pas de faux attendrissement, balayé le pauvre naturalisme vaguement pimenté de folklore gitan. Où est-on? En pleine fiction, science-fiction, western, comme on voudra, ça respire large et ça hallucine en douceur.<br />
Si Jean-Charles Hue n’en est pas à son coup d’essai et connaît ses personnages-acteurs depuis très longtemps pour les avoir côtoyés assidûment et filmés déjà de longue date, c’est la première fois qu’il tricote si serré une machine aussi autonome, aussi évidente. Chaque scène invente sa nécessité et son délire, personne ici ne manque à l’appel du cinéma, jusqu’à un gros chien blanc qui tient son rôle, bloc sage comme une icône immaculée.<br />
Lorsque partout force est de constater que les scénarios s’épuisent, et nous avec, il est réjouissant de retrouver l’innocence rechargée du cinéma grâce à des êtres qui n’en ont cure.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm<br />
Entretien avec Jean-Charles Hue au sujet de LA BM DU SEIGNEUR paru dans le quotidien du FIDMarseille du 11 juillet 2010</p>
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			</item>
		<item>
		<title>LA FORÊT DES SONGES</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-ami-entends-tu-77612/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Filmer un cinéaste, ça peut sembler tout naturel, réponse attendue du berger à la bergère. C’est au contraire bien sûr une audace. Et sauf à s’en tenir au service minimum, un défi plutôt risqué. L’astuce d’Antoine Barraud est de tourner l’exercice d’admiration en exercice d’étrangeté. Filmer le cinéaste comme une plante rare, exotique. Il fait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Filmer un cinéaste, ça peut sembler tout naturel, réponse attendue du berger à la bergère. C’est au contraire bien sûr une audace. Et sauf à s’en tenir au service minimum, un défi plutôt risqué. L’astuce d’Antoine Barraud est de tourner l’exercice d’admiration en exercice d’étrangeté. Filmer le cinéaste comme une plante rare, exotique. Il fait ici littéral : Kohei Oguri, fameux fabricant d’images japonais, ne se tient plus derrière la caméra, il sera autre, il sera son oeuvre, arbre parmi les arbres. Et de même qu’il y a des plantes grimpantes, Oguri sera une plante parlante. Ce qu’elle raconte, posément, patiemment, emprunte forcément sa sagesse à la lenteur végétale. C’est pourquoi, même à son domicile, quelque chose s’obstine avec douceur, pour faire signe encore en direction du décor autour de sa maison.<br />
Bien sûr, Oguri est animiste. Bien sûr, il a derrière lui une longue carrière qui lui offre de quoi nous rassasier de considérations plus souveraines les unes que les autres, utopiques pour de vrai, affranchies de toute compromission. Ce Grand Prix du Jury de Cannes en 1990 avec L’aiguillon de la mort n’a cédé sur rien, et surtout pas sur la poésie du quotidien, celle que son cinéma s’est donné pour mission de cueillir film après film. C’est donc bien à partager des secrets qu’Antoine Barraud, lui-même sous le charme, stupéfait, nous invite.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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		<title>LES HOMMES DEBOUT</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-ami-entends-tu-95896/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Célébrer la mémoire ouvrière, ce n’est pas simple. Le motif sert si souvent un cynisme qui s’ignore, à redoubler l’oubli en multipliant mécaniquement la complaisance, en malaxant marxisme et christianisme en une pâte homogène, indigeste. Le pari devient donc défi, que tient bravement ici Jeremy Gravayat dans ce premier film. Au pathos odieux, à l’univoque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Célébrer la mémoire ouvrière, ce n’est pas simple. Le motif sert si souvent un cynisme qui s’ignore, à redoubler l’oubli en multipliant mécaniquement la complaisance, en malaxant marxisme et christianisme en une pâte homogène, indigeste. Le pari devient donc défi, que tient bravement ici Jeremy Gravayat dans ce premier film. Au pathos odieux, à l’univoque d’un martyr répété et capitalisé, il a préféré le risque et le flou de l’impureté, largement déployée. Impureté du noir et blanc mélangé à la couleur, par exemple, qui signe le brouillage de chronologies trop attendues et de présences si évidentes qu’il faut s’employer autrement à les faire vibrer, c’est-à-dire à les faire exister jusque dans leur hésitation. Impureté d’une filiation qui ose arc-bouter de vieux travailleurs immigrés à la figure de jeunes hommes errants, clochardisés. Impureté de la confrontation d’archives aux images aujourd’hui. Impureté des échos sonores enfin, et surtout, qui semblent les vrais guides d’un film qui joue avec astuce de sa structure en forme de reprise, de relais entre avant-hier et aujourd’hui. Les hommes debout désignés par le titre, ils ont d’abord titubé. Au rythme de leur aliénation, de leur relégation, d’hier, d’aujourd’hui, au rythme de chansons gravées sur cassettes ou sur de vieux vinyles. Leurs paroles ou leur mutisme viennent également dans ces refrains emprunter quelque tenue, pas davantage, mais ça autorise l’image à se trouver des complicités, et à ce film à s’avancer sans garde-fou.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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			</item>
		<item>
		<title>N&#8217;AVONS-NOUS PAS TOUJOURS ÉTÉ BIENVEILLANTS ?</title>
		<link>https://archives.fidmarseille.org/film/2010-navons-nous-pas-toujours-ete-bienveillants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[benoit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Pierre Creton s’est toujours montré très méticuleux. Sa pratique, sans doute, avant que de cinéaste ou en même temps, d’apiculteur ou de contrôleur laitier, l’aura ainsi fait monter en graine. C’est un recueil de quatre films qu’il nous rapporte cette fois. Ou plutôt un film en forme de recueil. Car si chaque partie existe de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Creton s’est toujours montré très méticuleux. Sa pratique, sans doute, avant que de cinéaste ou en même temps, d’apiculteur ou de contrôleur laitier, l’aura ainsi fait monter en graine. C’est un recueil de quatre films qu’il nous rapporte cette fois. Ou plutôt un film en forme de recueil. Car si chaque partie existe de manière indépendante (certaines sont même le fruit de commandes), c’est bien la justesse d’arrangement d’un bouquet qui les relie. Quel fil alors ? Végétal, justement. Mais avant d’en dire davantage, importe de préciser qu’il s’agit de portraits. Défileront dans l’ordre : Georges-Arthur Goldschmidt, immense traducteur de l’allemand et écrivain à son tour ; l’évocation de l’architecte et urbaniste de la célèbre reconstruction du Havre en 1945, Auguste Perret ; Aline Cézanne, petite fille de Paul, et dont les parents côtoient Jean Renoir, à parler du temps des cerises dans l’hospice où elle réside ; Deng Guo Yuan, enfin, un ami, peintre chinois qui laisse grimper du pinceau des feuilles et des branchages. Matière première de chacune de ces rencontres, sauf la dernière, qui le cache peut-être derrière son mutisme, l’Histoire, le récit, large ou primesautier, épique ou jouissif, d’un passé pas si lointain.<br />
Mais telle insistance du témoignage ne suffit pas, même dramatique, même joyeux, il y faut un autre effet de liane. Et c’est le paysage, ou plus modestement l’herbe, quelques plantes, pour signaler en pointillé que quelque chose pousse malgré tout : la mémoire.</p>
<p>Jean-Pierre Rehm</p>
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